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évènement
  vendredi 12 octobre 2018, 12h00 , Nantes - Rassemblement à pied ou en tracteur devant le comité de pilotage sur l’avenir de la zad  

Bocage en péril ! ZAD Notre Dame des Landes

Bocage en péril !

À l’appel de Naturalistes en lutte , Association Poursuivre Ensemble ,
COPAIN 44, Coordination des organisations pour le soutiens aux projets
de la zad, des habitant.e.s et paysan.ne.s de la zad

Le 12 octobre prochain à Nantes se tiendra le prochain comité de
pilotage sur l’avenir de la ZAD. A cette occasion, nous appelons à un
grand rassemblement devant la préfecture de Nantes pour défendre un
avenir commun dans le bocage.

Le comité de pilotage, rassemble la chambre d’agriculture, les
principaux syndicats agricoles (FNSEA, coordination rurale,
confédération paysanne), l’association des agriculteurs historiques
impactés (adeca) et celle des agriculteurs compensés après avoir accepté
de laisser leur terre pour l’aéroport (Amelaza), des forestiers privés
(fransylva), les élus de la CCEG et du Conseil départemental, sous
l’égide de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer
(DDTM) et de la préfecture de Loire-Atlantique. En sont absents une
bonne partie des usager.e.s, paysan.ne.s et habitant.e.s du territoire,
ainsi que des acteurs.trices du mouvement qui a préservé victorieusement
le bocage, entre autres les associations naturalistes. Le comité de
pilotage est pourtant censé décider des grandes lignes de l’avenir de la
ZAD en matière d’agriculture, d’environnement, d’urbanisme, et
d’aménagement du territoire.

En réalité, le comité de pilotage semble vouloir mettre en œuvre une
stratégie gouvernementale à courte vue : une grande braderie des terres
agricoles et des zones sensibles d’un bien commun arraché à la
destruction de haute lutte ! L’Etat cherche à refiler la patate chaude
en revendant au plus vite les terres de la ZAD au conseil départemental
et aux anciens propriétaires privés.

Pour l’instant, le gouvernement refuse de trancher en faveur de
nouvelles installations en agriculture paysanne dans une époque où il
faudrait pourtant enfin mettre fin à l’accroissement infini et
dévastateur de l’agriculture productiviste. De même, il refuse de
reconnaître qu’un habitat auto-construit sur la ZAD est bien moins nocif
et beaucoup plus inspirant que les pavillons qui partout prolifèrent. Il
fait obstacle à l’idée d’un avenir pour le bocage qui soit construit par
ses habitants.e.s ainsi que celles et ceux qui ont lutté pour le
défendre ; et non par ceux-là même qui – hier encore - voulaient le
détruire pour y construire un aéroport ! Il ne prend pas pour l’instant
les dispositions qui permettraient de continuer à préserver la
biodiversité exceptionnelle de cette zone humide et à se mettre ici
comme ailleurs à la hauteur des enjeux climatiques actuels.

Pour notre part, nous refusons la vision portée jusqu’ici par le COPIL.
Si le projet d’aéroport est définitivement mort et enterré ; si ce
bocage, ses haies, ses mares, ses prairies et ses forêts sont pour
l’instant à l’abri du bétonnage et de la destruction pure et simple,il
n’en reste pas moins en péril. Ces terres tout juste sauvées sont plus
que jamais menacées par le développement d’une agriculture intensive sur
une partie d’entre elles. Elles aiguisent les appétits de ceux qui
voudraient agrandir leur ferme, tandis que les projets d’installations
signataires de COP, comme les lieux de vie encore debout, restent en
sursis !

C’est pourquoi le 12 octobre prochain, nous serons devant la préfecture,
pour défendre :

- l’existence d’une paysannerie solidaire et d’une campagne vivante

- la constitution d’une réserve de terres préservées pour qu’elles
aillent en priorité à de nouvelles installations et non à
l’agrandissement d’exploitation déjà compensées en argent et en terres à
l’extérieur.

- la prise en charge par le mouvement et les usager.es du territoire des
espaces boisés de la zad avec l’appui du collectif de bûcheron.nes,
naturalistes, charpentier.e.s et poètes « abracadabois. »

- le maintien possible d’habitats alternatifs et d’un espace
d’expérimentation en ce sens.

- la poursuite de ce qui s’est vécu et construit sur la ZAD en terme de
rapport au collectif et au partage, aux créations culturelles et
sociales et aux liens avec d’autres terrains de résistances.

- l’idée d’un bocage comme bien commun à préserver.

Il nous a fallu quarante ans pour enterrer définitivement le projet
d’aéroport, la perspective d’une nouvelle lutte de longue durée pour un
avenir commun dans le bocage n’entamera pas notre détermination !

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