Algérie

De l’autre côté de la Méditerranée, depuis le 22 février, une formidable lueur d’espoir a envahi l’Algérie où le peuple et sa jeunesse se mobilisent pour leur avenir et de vrais changements contre un vieux monde et un pouvoir honni.

Là aussi rien ne sera plus jamais comme avant. Chapeau bas !

Depuis 1962, date de l’indépendance de l’Algérie, le peuple algérien souffre et étouffe. Tous les gouvernements qui se sont succédés ont en fait été une trahison de ce pourquoi avait été faite la révolution anti-coloniale commencée en 1954.

Dès 1962 se sont installés des gens qui n’ont cherché que leur intérêt en profitant au maximum des richesses du sous-sol algérien alors que la population n’avait rien (et entre autre pas de travail).

A près la longue dictature de Boumedienne et la répression féroce des enfants qui s’étaient révoltés en 1988, il y a eu la décennie noire pendant laquelle militaires et religieux (familièrement appelés les barbus) se sont affrontés, faisant des centaines de milliers de morts.

Souvent on ne savait pas qui était qui, les uns et les autres rivalisant dans l’horreur et prenant la place de l’adversaire pour mieux l’accuser de barbarie devant l’opinion internationale.

Avec ou sans Boutflika ça ne change rien, car c’est le système qu’il faut changer. Le peuple algérien a besoin de choisir une assemblée constituante qui décidera des nouvelles règles a appliquer afin que tous aient droit de s’instruire, de parler, de manger, de vivre dignement.

L’histoire du peuple algérien est dramatique et la maturité combattive de la jeunesse actuelle force l’admiration : comment rester optimistes et pacifiques après avoir subi tant de difficultés ?

La soif de vivre est plus forte que la peur. Une petite remarque en passant : profitant de la situation, Marine Lepen demande un moratoire qui bloquerait l’obtention de visas : elle se montre bien là la digne fille de son père, mais était-il encore permis d’en douter ?

Solange, 3 avril 2019