La dernière "Lettre d'ATTAC 78N"
 (21 janvier 2018)
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Les anciennes "Lettre d'ATTAC 78N"
 (2005)

L’état du mal-logement en France

Rapport annuel 2006
de la Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés.

Le logement en chiffres

Les deux tableaux ci-dessous présentent la situation du logement en France en 2002. Vous pouvez consulter également au format PDF la liste des financements de logements aidés par commune établi à fin 2004. A votre avis, qui fait le plus mauvais résultat des Hauts de Seine ?
(Source : Droit au logement)

Les chiffres des mal-logés

Effet limité de la loi SRU

 (4 février 2006)

Le Premier Ministre M. de VILLEPIN vient lundi matin 6 février 2006 vers 9h 15
soutenir aux Indes le Maire UMP Pierre FOND
dans son entreprise de démolitions de logements sociaux.

MONSIEUR DE VILLEPIN AUX INDES
LUNDI MATIN

Le Premier Ministre M. de VILLEPIN vient lundi matin vers 9h 15
soutenir aux Indes le Maire UMP Pierre FOND
dans son entreprise de démolitions de logements sociaux.
Selon l’enquête 2005 du Logement Français, 79% des locataires s’y trouvent bien.

C’est le moment pour vous, de prendre la parole, de revendiquer le respect de vos droits, de dénoncer les menaces, le chantage pour vous obliger à quitter vos appartements au lieu de solliciter votre avis.
Avant même la signature de toute convention avec l’ANRU, la fameuse Charte du relogement est bafouée scandaleusement, puisque l’on devrait :
-  Faire 2 propositions de logement avec délai de réflexion de 15 jours et réponse par écrit
-  Proposer la visite du logement dans de bonnes conditions ; ne signez pas sous la pression
-  Permettre le transfert de la caution sur le nouveau logement
-  Donner la priorité du relogement sur la commune

Pourquoi M. Le Préfet et M. le Maire de Sartrouville refusent-ils obstinément l’organisation de véritables consultations des habitants des Indes sur ce qu’ils souhaitent comme projet de rénovation urbaine pour mieux vivre dans leur cité ? Ont-ils peur qu’ils rejettent comme nous les démolitions ?

Quand allez-vous décider de construire, pour répondre aux besoins des 1200 demandes inscrites en mairie qui ne sont pas satisfaites, pour le respect du droit fondamental au logement ? Il en va de votre responsabilité Monsieur Le Premier Ministre.

Les conditions de vie des habitants des Indes sont très dures : précarité, bas salaires, retraites de misère, chômage notamment des jeunes ? L’Etat a déserté le quartier :fermeture du commissariat annexe et de la gendarmerie, fermeture de
L’Espace Initiative Emploi, fermeture de la mairie annexe, diminution des activités du centre de Santé municipal Y.Culot....

Quand allez-vous respecter le contrat plan 2000-2006 et les engagements financiers de l’Etat pour la tangentielle nord et la nouvelle gare afin de désenclaver le quartier des Indes et l’ensemble du Plateau ?

Monsieur Le Premier Ministre, assez de gaspillage énorme de l’argent public. Au cours des 10 dernières années 15 millions d’euros ont été dépensés pour réhabiliter Les Indes. Aujourd’hui on s’apprête à dépenser 19 millions d’euros pour démolir ce qui a été réaménagé.

Signataires : Attac - Collectif du 29 mai - Les Verts - Ligue Communiste Révolutionnaire - Mouvement Républicain et Citoyen - Parti Communiste Français - Parti Socialiste -
Sartrouville à gauche autrement - Solidaires 78

 (10 mars 2006)

En mars 2004, les habitants du quartier de la Coudraie apprennent par la presse la démolition totale de leur quartier. La mairie organise une réunion publique d’information le 19 mars. Les habitants y sont informés de la conduite à tenir : s’inscrire à une cellule de relogement. Conscients de la valeur de leur logement (grands - des F3 jusqu’à des F5 -, bâti sain) et de l’absence de garantie de retrouver un logement équivalent à Poissy pour le même loyer, ils s’opposent à cette décision. Un collectif rassemblant habitants, associations (dont Attac), syndicats et partis s’organise et exige :
la réhabilitation du quartier au lieu d’une démolition totale (cas unique en France parmi les dossiers ANRU).
Le relogement des familles qui souhaitent rester sur le site, y compris durant les travaux, par une opération tiroir.
La rénovation du quartier laissé à l’abandon par les services publics et le bailleur, France Habitation.

« Vous ne comprenez pas ? Puisqu’on vous dit qu’il faut partir. Il vous faut un traducteur ? ». C’est avec un tel discours depuis le 19 mars, que Jacques Masdeu-Arus, député - maire UMP de Poissy refuse tout dialogue avec des « gens manipulés par l’opposition municipale ». La démocratie n’existe pas à Poissy. C’est ce manque de concertation des habitants qui vaudra au projet d’être re-toqué par 2 fois par l’ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine).
Depuis mai 2005, la bataille prend un tournant juridique avec le dépôt d’un recours du collectif contre le permis de démolir.

Manifestations, pétitions, tracts, interventions au conseil municipal, organisation d’une kermesse, d’un salon de la BD, contre journal, articles de presse, reportages télé, rien ne semble faire plier le maire. Il faut comprendre que la démolition de la Coudraie s’inscrit dans un projet d’aménagement beaucoup plus vaste : les Terrasses de Poncy, le plus grand centre commercial et de loisirs d’Europe.

Le collectif participe également à la « coordination anti-démolition d’Ile de France », qui regroupe 25 quartiers de la région concernés par des projets de démolition.

 (26 mars 2006)

L’UNPI a proposé de créer un contrat précaire locatif, calqué sur le CPE, remettant gravement en cause le droit au maintien dans les lieux conquis par les locataires depuis près de 90 ans, et donc le droit de vivre en sécurité dans un logement. Il s’agirait de faire un bail à l’essai pendant 2 ans pour « tester » le locataire. Ce serait sans aucun doute, dans l’esprit de leur promoteur, l’occasion d’accélérer les procédures d’expulsion.

Des associations de mal-logés, de sans-logis et de chômeurs, révoltés par cette proposition qui contraindrait, entre autres conséquences, le locataire à se soumettre à son bailleur, alors que jamais les loyers n’ont été aussi élevés, ont occupé quelques heures le siège régional de l’UNPI en guise d’avertissement, avec 150 personnes.

Une délégation présentera également les revendications des précaires du logement à l’UNPI la semaine prochaine.

Solidaire des étudiants et des salariés en lutte contre le CPE, nous rejoignons ce combat, car une victoire ouvrirait une brèche pour contrer les attaques présentes et futures contre tous les droits sociaux, telle cette exigence des bailleurs privés, héritière de l’époque de « Monsieur vautour » , qui au XIXe siècle symbolisait le bailleur cupide.

La précarité s’accroît aussi pour les locataires et les mal-logés, les jeune à la recherche d’un logement, privés de droits sociaux, les chômeurs. En effet, les loyers ont atteint des records, la spéculation immobilière bat son plein renforcée par la mondialisation libérale.
Des menaces pèsent sur le logement social, sur les statuts locatifs pourtant déjà très libéraux, les expulsions s’intensifient, et la crise du logement s’étend grâce aux politiques gouvernementales.

Retrait du CPE et de toutes les mesures de précarisation du logement, de l’emploi, des revenus, des immigrés ...

Baisse des loyers, application de la loi de réquisition, arrêt des expulsions, production massive de vrais logements sociaux, droit à un logement décent et stable pour tous.

Contre la précarisation des droits, CPE, CNE, RMA, UNEDIC, ASSEDIC, et pour des droits nouveaux : revenu, logement, transport ...

Appelons à rejoindre la Manifestation de mardi 28 mars pour le retrait du CPE, contre toute les formes de précarisation et pour de nouveaux droits (revenu, logement, transport ...)

Documentaire sur la Coudraie projetée au Pandora le 4 avril 2008
 (11 avril 2008)

C’est une salle comble (rajout d’une dizaine de chaises) qui a découvert le documentaire de Philippe Claudon : “Il était une fois ma cité”

A partir de moments filmés cet été à la Coudraie, quartier en lutte de Poissy, le réalisateur expose la lutte des habitants et du collectif. Bataille pour l’entretien des bâtiments par le bailleur, pour la rénovation du quartier et pour le relogement des 38 “campeurs” sous la tente au milieu des 485 appartements vides.
Il défend son parti pris : en démolissant les immeubles, on cherche à gommer l’histoire ouvrière du quartier. De nombreux locataires d’origine étrangère sont venus en France pour travailler sur les chaines de montage de l’actuel Peugeot.
Une autre axe du documentaire consiste à mettre en évidence la forte présence des femmes dans cette lutte. Une caractéristique de ce quartier. Elles militent, organisent les fêtes, partent en délégation... bref, elles sont très mobilisées.
Les porte-paroles du collectif ont fait part de leur espoir d’une issue positive à leur lutte depuis le changement de majorité municipale. Jean Lubin, du DAL, rappelle qu’il existe des quartiers en lutte contre la démolition de leur logement aussi dans des municipalités de gauche.

La séance a été dédiée à Pierrette Biron, la doyenne de la Coudraie, décédée il y a quelques semaines et très présente dans le film.

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