La dernière "Lettre d'ATTAC 78N"
 (21 janvier 2013)
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Les anciennes "Lettre d'ATTAC 78N"
 (20 septembre 2012)
 (10 septembre 2012)

Voici quelques questions sur les gaz et huiles de schistes, et les réponses associées.

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 (7 avril 2011)

salle J. Brel, Mantes la ville

Dans le 78 comme ailleurs,
sans aucune information, sans aucune consultation,
le gouvernement français a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste.

La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La « fracturation hydraulique horizontale », consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur.

Trois « ingrédients » sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des micro-billes pour maintenir ouvertes les failles.

Aux Etats-Unis, le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est
catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.

Les autorisations de prospection sur plus de 10% du territoire – dont l’Ile de France - ont été accordées sans débat sur les besoins énergétiques, sans discussion sur la nécessité de lutter contre le gaspillage, rechercher une meilleure efficacité énergétique et les alternatives renouvelables.

Dans les Yvelines, 2 permis de recherche ont été demandés pour 2/3 de la surface du département.

Afin d’organiser l’information et la mobilisation, comme dans d’autres départements, venez tous à la

Réunion publique Jeudi 7 avril – 20h 30
Salle Jacques Brel – Rue des Merisiers – Mantes la Ville

Projection du film Gasland et intervention d’un invité du Collectif 77.

Voir le tract d’invitation à ce ciné débat.


Deux articles récents généralistes :

• Politis du 27 janvier : Le pétrole est mort ? Vive les gaz de schiste

• Alternatives économiques de mars : Energie : il y a de l’eau dans le gaz

Quelques articles sur l’importance des mobilisations et des enjeux autour de l’exploitation des gaz de schiste :

Gaz de schiste : L’inquiétant nouveau filon des compagnies pétrolières

La guerre du gaz de schiste aura-t-elle lieu ?

Le mensonge (par omission) du ministre sur les gaz de schiste

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 (14 mai 2011)
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 (3 mars 2011)
 (7 mars 2011)
 (17 mai 2011)
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 (18 septembre 2012)

Le gaz de schiste se heurte à une forte opposition des Français
LE MONDE | 13.09.2012 à 13h47 Par Marie-Béatrice Baudet

Qui l’eût cru ? 84 % des Français ont "déjà entendu parler du gaz de schiste", sujet pour le moins technique et industriel, et 44 % disent savoir "de quoi il s’agit". C’est la première surprise du sondage "Les Français et le gaz de schiste", réalisé fin août par l’IFOP, en exclusivité pour Le Monde.

"Ce résultat est en effet étonnant, explique Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’IFOP. Le gaz de schiste est un nouvel hydrocarbure, non exploité en France et qui ne concerne pas la vie quotidienne. Il ne s’agit pas du dernier iPhone d’Apple... Si ce sujet n’avait pas créé la polémique, nous ne serions certainement pas à de tels niveaux de connaissance." Point important : les questions posées par la suite ne l’ont été qu’aux 44 % des interviewés qui se prévalent d’une relative maîtrise du sujet.

Dès lors, le verdict est sans appel : 74 % des interrogés sont opposés à l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels. Sans surprise, ceux qui sont proches politiquement d’Europe Ecologie-Les Verts sont 97 % à ne pas vouloir du gaz de schiste en France. Mais même à droite – 55 % pour les sympathisants UMP et 71 % pour le FN –, c’est le "non" qui l’emporte.

CRAINTE DES RISQUES DE LEUR EXTRACTION

Qu’est-ce qui justifie une telle mobilisation ? "Les aspects négatifs de l’exploitation du gaz de schiste prennent largement le pas sur ce qui pourrait apparaître comme un plus", analyse M. Fourquet. Les sondés craignent en majorité les risques environnementaux réels ou présumés associés à leur extraction du sous-sol : "la consommation de très grandes quantités d’eau" (94 %) ; "la pollution des nappes phréatiques" (88 %). En clair, pour eux, l’exploitation du gaz de schiste est "une technique que l’on maîtrise mal" (86 %).

Même si les scores sont plus balancés, les interrogés qui disent s’y connaître, ne pensent pas (52 %) que développer cet hydrocarbure permettrait "de faire baisser ou de limiter la hausse du prix du gaz payé par le consommateur français", ou de "limiter sensiblement le recours à d’autres énergies comme le nucléaire en France". Seuls points positifs mis en avant qui emportent l’adhésion : forer des puits "augmenterait l’indépendance énergétique de la France" (61 %) et serait prometteur en termes de créations d’emploi (56 %).

"Les doutes exprimés sur le lien entre l’exploitation du gaz de schiste et la baisse des prix de l’énergie montrent, comme dans d’autres sondages, les préjugés des Français sur les groupes miniers et électriques, relève M. Fourquet. Selon eux, ce sont les grandes entreprises qui tirent les ficelles, elles ne pensent qu’à engranger des profits et certainement pas à baisser les prix à la pompe ou les tarifs de l’électricité."

LES GROUPES MINIERS, "DES APPRENTIS SORCIERS"

Globalement, poursuit-il, sur le gaz de schiste, les personnes interrogées ont peur des groupes miniers "qu’ils considèrent un peu comme des apprentis sorciers". Cette méfiance est plus ancrée au sein des sympathisants du PS et des Verts que chez les proches du MoDem ou de l’UMP qui croient au contraire aux vertus économiques de l’exploitation de l’hydrocarbure. Le clivage sur ces points est très marqué politiquement.

Une bonne nouvelle, néanmoins, pour les groupes miniers et pétroliers : les personnes interrogées, en dépit de toutes leurs réticences déjà exprimées, sont plus balancées quant à l’idée d’aller, malgré tout, explorer dans le sous-sol français par l’intermédiaire des forages de recherche scientifique à but expérimental. 52 % y sont opposés contre 48 % qui y seraient favorables. "Une marge de manœuvre existe", confirme M. Fourquet. L’idée est de ne pas passer à côté d’une ressource importante.

Et là, deux clivages forts apparaissent. Le premier est encore et toujours politique : 66 % des sondés proches de la gauche sont opposés à tout forage expérimental alors que 63 % de ceux qui se reconnaissent dans les idées de droite sont pour. Le second est lié au sexe des interrogés. 58 % des hommes sont partants pour aller "regarder sous le capot", contre 32 % des femmes, toujours plus prudentes sur ces questions industrielles.

Marie-Béatrice Baudet

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