La dernière "Lettre d'ATTAC 78N"
Etats Généraux des Migrations
 (30 juin 2018)

Agenda des manifestations

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Les anciennes "Lettre d'ATTAC 78N"
 (15 février 2006)

Collectif Yvelinois de Vigilance Interprofessionnelle et Citoyenne

Contre le projet de loi de prévention de la délinquance
Et contre la délation.Dans les Yvelines, il est important de pouvoir échanger autour de ce contexte national, et de nos réalités locales.
Il est urgent de définir ensemble nos modalités d’actions. Quels moyens nous donnerons-nous pour construire une large mobilisation le 22.03.06, et faire front face à ces projets de loi ?

Nous appelons chacun, dans la mesure des ses moyens, de ses réseaux, à diffuser très largement les écrits, et l’information, et à nous rejoindre à la prochaine réunion du CYVIC :

le mercredi 22 février 2006
à partir de 18 H 30
salle Biraud
au 68, rue Bourgoin à ACHERES

Collectif Yvelinois de Vigilance Interprofessionnelle et Citoyenne

Contre le projet de loi de prévention de la délinquance
Et contre la délation.

Ces dernières années ont été marquées par l’avancée massive des politiques liberticides dans des domaines multiples (transport, éducation nationale, social, immigration, pénal, judiciaire...), et sous des prétextes divers (lutte contre le terrorisme, prévention de la délinquance, sécurité des citoyens, recherche des fraudeurs, lutte contre le chômage...).
Les effets ont été de développer un état « orwellien » (multiplication de la vidéosurveillance, de la biométrie, des croisements de fichiers...), où plutôt que de lutter contre la pauvreté, il s’agirait de lutter contre les pauvres...plutôt que de garantir une éducation et une protection des enfants, il s’agirait de s’en protéger...

Aujourd’hui, le rouleau compresseur sécuritaire semble passer un nouveau coup d’accélérateur.

Ainsi, lors de la séance de questions au gouvernement du 26 janvier 06, le ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, s’est déclaré favorable à l’instauration d’une présence policière à l’école. Il l’a redit avec force le lendemain, alors qu’il visitait une école londonienne dotée d’un policier. « Nous sommes venus chercher des idées et valider cer¬taines que nous avons eues », a-t-il expliqué à son arrivée sur le sol britannique. La mesure devrait figurer dans le plan contre la violence à l’école que le ministre présentera « dans quelques semaines ».
Le fameux projet de loi de prévention de la délinquance, sans cesse annoncé, va voir le jour très prochainement.
De Villepin a installé vendredi 20 janvier 06, le Comité interministériel de prévention de la délinquance. Un vaste dispositif est annoncé qui concerne l’éducation, la police, la justice, les affaires sociales, les transports et la ville (131 articles). Certaines de ces mesures nécessiteront un projet de loi qui est annoncé pour fin février/ mars 06. Le plan prévoit aussi une "réforme profonde" de l’ordonnance de 1945 sur la responsabilité pénale des mineurs pour pouvoir infliger des sanctions pénales dès 10 ans.
Le nouveau rapport de Bénisti présenté en octobre 2005, inspire de nombreuses propositions défendues par Sarkozy. On y retrouve notamment le rôle central du maire, le principe de délation organisée autour du maire et plus particulièrement à partir de l’école, la levée du secret professionnel y est également préconisée, et toutes les structures socio-éducatives travaillant à l’insertion, sport etc., seraient sommées d’atteindre des objectifs définis et évalués par les CLSPD (Comité Locaux de Sécurité et Prévention de la délinquance) puis par des instances départementales et nationales.

Ce contexte global est extrêmement inquiétant. Il appelle une réaction, une action, la plus large et la plus unitaire possible.

Pour marquer leur refus de ces projets et demander leur abandon, les organisations rassemblées dans le Collectif National Unitaire appellent la population et l’ensemble des professionnels concernés à :

une journée de grève et de manifestation nationale
pour le 22 mars 2006 à PARIS

Les organisations syndicales suivantes membres du Collectif National Unitaire s’engagent à faire un appel et à déposer un préavis de grève pour cette journée (CGT, CNTsanté-social, FSU, SNMPMI, SUD-SOLIDAIRES).
L’ensemble des informations relatives à ces projets est mis en ligne sur le site du CNU. Les différents collectifs départementaux y diffusent également leurs informations, dont le CYVIC pour le 78.

Dans les Yvelines, il est important de pouvoir échanger autour de ce contexte national, et de nos réalités locales.
Il est urgent de définir ensemble nos modalités d’actions. Quels moyens nous donnerons-nous pour construire une large mobilisation le 22.03.06, et faire front face à ces projets de loi ?

Nous appelons chacun, dans la mesure des ses moyens, de ses réseaux, à diffuser très largement les écrits, et l’information, et à nous rejoindre à la prochaine réunion du CYVIC :

le mercredi 22 février 2006
à partir de 18 H 30
salle Biraud
au 68, rue Bourgoin à ACHERES

RESF78 - Ci-dessous, le texte de l’appel et une première liste de personnalités qui en sont signataires
Le Réseau Education sans frontières des Yvelines lance un appel à la constitution d’un comité pour le retour de M. Diallo Sarra
 (11 mars 2007)

Madame , Monsieur,

Les membres du Réseau education sans frontières (RESF), profondément émus par le sort de la famille Diallo, ne peuvent se résoudre à l’injustice dont cette famille est victime.

Rappelons que M. Diallo Sarra, d’origine malienne, entré régulièrement dans notre pays en 1988, a toujours souhaité s’y intégrer, comme en témoignent les nombreuses démarches qu’il a engagées pour obtenir une régularisation au cours des dix-huit années qu’il a passées en France.

Madame Diallo l’a rejoint en 2000 et quatre enfants sont nés ici. Les deux ainés, Diamana et Kinkinié, suivent assidûment leur scolarité à l’école "Petit-Gibus" de Guyancourt (78).

Depuis le 30 janvier, cette famille, qui n’aspire qu’à vivre en paix parmi nous, vit une tragédie dont les membres du RESF sont les témoins.

Ce fut d’abord, le 30 janvier dernier,la séparation brutale, l’arrestation de M. Diallo sur son lieu de travail, puis les 30 jours de séparation et d’angoisse au centre de rétention et enfin le 28 février, après trois premières tentatives d’embarquement dans un avion pour Bamako, l’expulsion violente d’un père qui refusait de quitter un pays où sont les siens.

Malgré les nombreuses démarches entreprises pour demander la libération de M. Diallo, cette famille est aujourd’hui dans la plus grande détresse psychologique et le plus grand dénuement financier.

Nous ne pouvons pas croire que notre pays puisse rester insensible à une telle situation et voulons espérer que M. Diallo reviendra très vite à Trappes (78) où sa famille habite et l’attend.

Nous souhaitons aujourd’hui solliciter des personnalités politiques, artistiques, religieuses,sportives intellectuelles..., qui, attachées au respect des Droits de l’Homme, des Droits de l’enfant accepteraient de constituer un comité pour le retour de M. Diallo Sarra en déclarant

Nous, personnalités politiques, artistiques, religieuses,sportives, intellectuelles... demandons solennellement aux autorités de notre pays de permettre le retour en France de M. Diallo Sarra .

Parmi les premiers signataires :

Eddie Ait , Conseiller régional d’Ile de France, Président du PRG 78 - Bénédicte Bauret, Conseillère régionale d’Ile de France - Christian Beaumanoir, Maire-adjoint de Maurepas - Nicolas Bescond’ coordinateur de l’UEC de St Quentin en Yvelines - Françoise Descamps-Crosnier, Conseillère régionale d’Ile de France , Maire de Rosny-sur-seine - Xavier Fernagu, Président de la FCPE 78 - Didier Fischer, Conseiller régional d’Ile de France - Pascal Fraudin, élu CFTC-cadres - Claudine Huet, Maire adjointe de Conflans Ste Honorine - Julien Iboga, coordinateur départemental du mouvement de la jeunesse communiste de France - Jean-Claude Merle , Marly le Roi - Henri Pouillot, Membre du C-A national du MRAP - Jacqueline Penez, Conseillère régionale d’Ile de France - Gaëtane Pinier, Maire adjointe d’Achères- Anny Poursinoff, Conseillère régionale d’Ile de France - Richard Sheehan , Secrétaire départemental du PCF - Jean-Claude Taillandier , élu CGT- PSA Poissy - Catherine Tasca, Sénatrice des Yvelines - Joseph Tréhel, Conseiller régional d’Ile de France, Président de l’association départementale des Elus communistes et républicains -

Article sur Courrier International
 (4 mai 2010)
 (24 avril 2017)

Nous sommes le lendemain du premier tour de l’élection présidentielle. À n’en pas douter, l’accueil des étrangers en France constitue l’un des enjeux essentiels des scrutins à venir, c’est pourquoi nous nous adressons à vous.

Nous tenons d’abord à effectuer un rappel. Voici ce qui s’est dit lors d’un débat à l’Assemblée Nationale le 30 septembre 2010 lors de la première lecture de la loi Besson :

« Quel pays sommes-nous pour accepter ces files d’étrangers, arrivés souvent en pleine nuit, dans la pluie et le vent, bientôt dans le froid ? » (Etienne Pinte, alors député des Yvelines, ancien maire de Versailles)
Mme Claude Greff (une parlementaire) : « Il ne faut pas exagérer ! »
M. Étienne Pinte : « Excusez-moi, mais je passe tous les matins devant la préfecture des Yvelines pour aller prendre mon train, et depuis des années je vois des dizaines et des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants, qui ont attendu quelquefois toute la nuit, pour essayer d’être reçus. »

Nous regrettons que sept années plus tard, il y ait toujours
ces mêmes files d’attente présentes devant la préfecture des Yvelines.

Une démarche généreuse

Révoltés par cette situation, un groupe de citoyens des Yvelines venant d’horizons différents, notamment du Cercle de Silence de Versailles et d’organisations caritatives ou des droits de l’homme, accompagne les étrangers et suit l’évolution de cette file d’attente. Il cherche à dialoguer en permanence avec les services de la préfecture pour tenter d’améliorer une persistance inacceptable. Des manifestations ont été périodiquement organisées pour attirer l’attention des médias et de l’opinion publique.

Depuis un an, tous les lundis de 7h à 8h, ce groupe offre un petit déjeuner complet à la file des étrangers attendant devant la préfecture.

L’objectif est triple  :

1 - Bien sûr servir un petit déjeuner complet à nos hôtes : thé ou café apportés par tous, viennoiseries et fruits fournis par une association d’aide alimentaire de Versailles.

2 - Établir des statistiques objectives pour les présenter aux services de la préfecture : nombre de personnes par heure d’arrivée, pays d’origine, démarches engagées...
En voici un exemple avec le nombre moyen de personnes présentes
dès 7h du matin et de celles qui ont passé tout ou partie de la nuit :

3 - Et surtout assurer un accueil chaleureux à chacun, répondre à toutes les questions sur l’organisation de la préfecture, conseiller sur les dossiers et accompagner à un rendez-vous si besoin est.

Ce lundi matin 24 avril, nous marquons le premier anniversaire de cette action citoyenne que l’on retrouve aussi devant d’autres préfectures.

Une action engagée contre des procédures déstabilisantes

Les lois régissant l’entrée, le séjour des étrangers et le droit d’asile (rassemblées dans le code CESEDA) s’empilent au fil des gouvernements de tous bords. Elles s’accompagnent d’une multiplicité de décrets d’application et de circulaires de plus en plus difficiles à interpréter. Tous ces textes aboutissent :

  • à des traitements toujours plus soupçonneux vis à vis des étrangers, quelle que soit leur situation, demandeurs d’asile, conjoint(e) de Français, parents étrangers d’enfants français, jeunes étrangers non accompagnés, scolarisés ou non etc... avec pour conséquence des drames humains.
  • et à des décisions négatives souvent incompréhensibles et injustes avec de surcroît des différences d’une préfecture à l’autre, voire d’une sous-préfecture à l’autre.

Nous mettons en cause la lourdeur bien inutile des procédures :

  • obligation de multiplier les venues en préfecture en raison des renouvellements des récépissés prouvant l’engagement des démarches et sésames pour ne pas devenir sans-papiers. Le nombre de récépissés successifs pour une même personne nourrit les files d’attente. Il faut absolument que les délais de traitement des dossiers diminuent !
  • obligation d’accumuler des preuves souvent difficiles à rassembler et réactualiser.

Nous voulons attirer l’attention des décideurs et de nos concitoyens, dont un quart ont au moins un grand-parent d’origine étrangère, sur la lourdeur des démarches qui créent ces longues files matinales avec au bout bien trop d’issues douloureuses.

Nous déplorons aussi des effectifs et des formations insuffisants dans l’administration chargée des étrangers, ce qui renforce le caractère inadapté de l’organisation actuelle.

Une alerte avant le second tour de la présidentielle

Après le premier tour de la présidentielle, l’action de ce jour se veut aussi une alerte. Nous voulons mettre en garde contre des projets encore plus inhumains qui reposent sur le rejet de nos frères étrangers. Nous refusons que la devise universaliste de la République soit remise en cause.

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ pour TOUS

que nous soyons FRANÇAIS ou ÉTRANGERS

signé
Les Citoyens du petit déjeuner de la préfecture des Yvelines

Avec le soutien de :
ASTI du Mantois - Les Cercles de Silence de Versailles et de Mantes - CEFY Collectif Etrangers Français en Yvelines - CELY Croyants En Liberté Yvelines - Dom’Asile - Emmaüs - LDH 78 - MRAP Comités 78 - La "Pierre Blanche" - Réseau Education Sans frontières RESF 78 - Rom’Yvelines - UD-CFDT 78 - UD-CGT 78 - Association France Palestine Solidarité de Versailles, Versailles-Afrique, CCFD-Terre Solidaire, CIMADE, Amnesty International Versailles-Le Chesnay-Jouy en Josas, ORION, membres du Collectif Versailles Solidarités Internationales - Voisins Solidaires 78

Appel au prefet des Yvelines
 (13 octobre 2017)
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 (19 octobre 2017)

Pour Attac 78 nord, association altermondialiste et d’éducation populaire tournée vers l’action, il n’est rien de plus naturel que de soutenir activement cet appel unitaire d’Alerte à l’hébergement des familles pauvres des Yvelines.
Dans notre département comme dans d’autres, nos adhérent(e)s et nos sympahisant(e)s sont engagé(e)s au quotidien dans et avec nombre d’associations et syndicats signataires de cet appel et ils continueront.
Le logement est un besoin humain et un droit fondamental à faire respecter.
Y porter atteinte ne fait qu’aggraver les inégalités, la grande pauvreté et l’exclusion sociale. Depuis des années, face aux spéculateurs financiers de tous poils, liés à la marchandisation galopante de nos biens communs, et face au désengagement continuel et grandissant de l’État, nous défendons un socle de droits sociaux et économiques pour une vie digne de tous et de toutes, d’où qu’ils viennent.
Il est temps de mettre un coup d’arrêt à ces situations inhumaines et indignes d’un pays et d’un département qui a les moyens politiques et économiques de les éviter.

C’est pourquoi nous demandons ces premières mesures d’urgence :

- L’ arrêt immédiat des expulsions sans relogement décent et durable de toute personne à la rue.
- L’application de la loi de réquisition (deux millions de logements vides en Ile de France, 40 millions de mètres carrés de bureaux vides..)
- La construction massive de logements sociaux de haute qualité environnementale et accessibles financièrement.

Dans la rue le 26 mai
 (25 mai 2018)

Nouveau rendez-vous populaire, pour l’égalité, la justice sociale
et la solidarité

Cette manifestation aura lieu le samedi 26 mai, à Paris et dans de nombreuses villes de province.

Dans la foulée d’une première manifestation encourageante, « la fête à Macron » le 5 mai, cet appel à un nouveau rendez-vous populaire réunit la quasi totalité des syndicats, partis, mouvements et associations qui s’opposent à la destruction des droits sociaux et des services publics ainsi qu’à la politique liberticide du gouvernement.

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales…
sans oublier une politique militariste au niveau international.

La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

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Inacceptable
Droit des enfants ?
 (12 juin 2018)

Expulser sans solutions est inacceptable.

INFORMATION IMPORTANTE DE ROMYVELINES
Collectif de soutien aux familles roms de la plaine de Triel-Chanteloup,
membre du Collectif National Droits de l’Homme Romeurope

Communiqué du 16 juin

" Cédant à la pression de pétitionnaires et des élus locaux, la préfecture a organisé l’expulsion par les forces de police, jeudi 14 juin, des familles roumaines pauvres qui vivaient depuis septembre 2017, sur un terrain inutilisé appartenant au conseil départemental près du rond point de la RD1 à Triel sur Seine.

Notre collectif Romyvelines était présent et souhaite rétablir la réalité face à une sorte de désinformation.
Les familles ont emporté les quelques affaires qu’elles ont pu dans des sacs et valises comme tous les réfugiés du monde. Toutes les caravanes restant sur le terrain ont été détruites.
Le sous-préfet avait incité les familles qui le pouvaient à partir avant l’expulsion, mais certains ayant suivi ce conseil ont été ré-expulsés, dans la journée de jeudi, des lieux où ils s’étaient réfugiés et leurs caravanes également détruites.

Certes, toutes les familles qui l’ont demandé sont hébergées à ce jour, ce qui répond à l’une de nos demandes maintes fois répétées, alors que la préfecture nous annonçait que seules certaines le seraient. Mais ces hébergements sont suffisamment loin pour que la scolarité de la plupart des enfants soit interrompue et la possibilité des adultes de se rendre à leur travail compliquée.

Et surtout, pour la majorité de ces personnes, l’hébergement n’est accordé que pour une semaine.
Vont-elles être mises à la rue jeudi prochain, alors que leur lieu de vie et une grande partie de leurs maigres biens ont été détruits ?

Nous nous adressons aux pouvoirs publics, Préfet et sous-Préfet, Maire de Triel, responsables de l’hébergement et de la cohésion sociale, Députée, Elus de la GPS&O et du département pour que des solutions d’hébergement pérenne et d’accès au logement soient proposées à l’ensemble de ces personnes.

De telles solutions sont indispensables afin que les droits des enfants (scolarité, santé, vie familiale dans des conditions dignes) soient respectés, que les parcours d’insertion commencés par de nombreux adultes puissent se poursuivre, que la dignité de toutes et tous, particulièrement des plus fragiles (malades, handicapés, personnes vieillissantes) soit respectée.

Plus personne à la rue !"

Le 14 juin 2018 :
Expulsion inacceptable des familles Roms de Triel

Un arrêté municipal d’expulsion contre les personnes Roms roumaines vivant sur le terrain proche du rond point de la RD 1 à l’entrée de Triel a été demandé par le maire. Accordé par le préfet, il sera effectué jeudi 14 juin 2018 avec le concours de la force publique pour expulser ces familles qui comptent de nombreux enfants.

Un an à peine après la réinstallation dans la précipitation le 30 août 2017 sur ce nouveau terrain, et faute d’accompagnement social suffisant et réfléchi, ce lieu s’est vite transformé en bidonville difficilement vivable tant pour les familles que pour le voisinage.

Nous considérons les réponses du sous-préfet à nos questions lors d’une rencontre le 7 juin, sur les relogements et hébergements prévus, totalement insatisfaisantes. Quelques familles, dont les demandes de logement sont accompagnées depuis 2016 ou 2017 vont être hébergées jusqu’à leur logement effectif.

MAIS toutes les autres n’auront que le minimum : quelques jours ou semaines d’hébergement pour les familles considérées comme "vulnérables"( ayant un enfant de moins de 3 ans, une femme enceinte ou une personne handicapée).

Rien pour les autres. 18 familles n’auront rien ! Soit des dizaines de personnes, hommes, femmes, enfants, que l’Etat va sciemment envoyer à la rue (peut-être la moitié des environs 130 personnes vivant actuellement sur ce terrain), sans aucune solution digne contrairement aux déclarations d’intention des édiles en place.

Se débarrasser d’un problème social en dégageant des familles pauvres vivant dans le secteur depuis plus de 10 ans, est-il acceptable dans un département qui ne manque ni de terrains ni de lieux à réhabiliter ?

Est-il supportable d’envoyer un enfant de 4 ans dormir à la rue ? ou un enfant de 8 ou 10 ans ? ou une personne âgée ? ou une femme ? Ou n’importe quel être humain ?

Le sous-préfet nous dit souhaiter que les familles partent d’elles-même avant l’expulsion.
Pour aller où ?

Dans le même temps les municipalités prennent des mesures pour qu’aucun espace libre ne soit accessible alors que le président de la République a déclaré à maintes reprises que plus personne ne devait dormir à la rue...

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