Politique

Salle Michelet place Michelet à Houilles

Réunion-Débat : Fractures sociales, fiscales et territoriales : les raisons de la colère. Quelles alternatives ?

La hausse du prix de l’essence a provoqué une colère massive contre la politique du gouvernement et son arrogance.

Les Groupes ovillois de : ATTAC, EELV, Ensemble ! ; Génération.S, Nouvelle Donne, NPA, PCF PRG

Vous invite à une

Réunion-Débat Vendredi 14 décembre à 20h 30

Salle Michelet place Michelet à Houilles

sur le thème :

Fractures sociales, fiscales et territoriales :

les raisons de la colère

Quelles alternatives ?

Le débat sera animé par Bernard Teper du Conseil scientifique d’Attac

Gestion2, 14 décembre 2018

20h30 (Le Scarabée) La Verrière

UP78 "Sauver l’UE ou en finir avec" : débat contradictoire.

Mardi 11 Décembre 2018 - 20h30 (Le Scarabée)

"Sauver l’UE ou en finir avec"
débat contradictoire.
Avec

Médhi Mahammedi-Bouzina – Bureau national de l’association Sauvons l’Europe https://www.sauvonsleurope.eu

Fréderic Viale – Membre de la commission Europe d’Attac France
https://france.attac.org

voir toute la présentation sur UP 78
Gratuit – Inscription souhaité par courriel à up78@laposte.net

A voir en ligne: Université Populaire 78
11 décembre 2018
PS:

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http://www.movewiz.fr/participation?PMW=87KHUqnqzZ5PI3805

Et aussi : navette possible avant et après la conférence avec la gare de
La Verrière sur demande à
up78@laposte.net

Annonces de Macron : un enfumage pour préserver l’injustice fiscale et les cadeaux faits aux riches

Alors que l’ensemble du pays est parcouru d’une puissante aspiration à plus d’égalité sociale et fiscale, Emmanuel Macron s’est enfin exprimé, après trois semaines de silence, mais refuse de changer de cap.

Derrière quelques mesures « sociales » qui cachent un affaiblissement de la protection sociale et le refus d’une augmentation générale des salaires, Emmanuel Macron a surtout confirmé les très importants cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF, Flat tax, etc), son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l’assurance chômage) et la poursuite de la baisse des dépenses publiques au détriment de la présence et de la qualité des services publics.

L’exécutif pense-t-il vraiment pouvoir se sortir d’une crise sociale et politique majeure en accélérant la mise en œuvre d’une politique largement rejetée dans le pays ?


Emmanuel Macron est toujours le Président des ultra-riches : il a fait le choix de préserver les intérêts des 1% les plus riches en ne revenant pas sur la suppression de l’ISF, l’allégement de l’Exit tax ou l’instauration de la Flat tax. Contrairement à ce qu’il prétend, l’exécutif n’a pas écouté les exigences populaires exprimées depuis des semaines en faveur de mesures fiscales plus redistributives : il maintient le cap d’une politique profondément inégalitaire et inefficace qui grève le budget de l’État.

L’annonce d’une hausse du SMIC de 100 euros est une véritable arnaque puisque le SMIC n’est pas revalorisé, pas plus que les salaires juste au-dessus du SMIC. Le salaire perçu va augmenter via la hausse de la prime d’activité, qui était déjà dans les tuyaux. Magnifique tour de passe-passe que tente le Président. Plutôt que de faire financer les hausses de salaires par les entreprises, il fait payer les contribuables. La défiscalisation des heures supplémentaires profitera d’ailleurs aux salarié·e·s les mieux payé·e·s et qui ont la possibilité d’en faire. C’est par ailleurs des ressources en moins pour le budget de l’État. La désocialisation conduira mécaniquement à une fragilisation de notre système de protection sociale »

Les populations les plus en difficulté sont par ailleurs oubliées : aucune augmentation des minimas sociaux n’a été annoncée, tandis que les retraites ne sont toujours pas indexées sur le coût de la vie, une revendication exprimée depuis plusieurs semaines. Étudiant·e·s et lycéen·ne·s, mobilisé·e·s dans la rue et largement réprimé·e·s, sont complètement ignoré·e·s par l’exécutif.

Emmanuel Macron s’entête à poursuivre une politique qui consiste à basculer la fiscalité des entreprises sur les ménages et à préserver les intérêts acquis des multinationales (CICE, CIR, etc) et de leurs actionnaires ; alors que les investissements-climat des entreprises françaises stagnent depuis plusieurs années et pourraient même baisser en 2018, l’exécutif rate l’occasion de réorienter, par voie réglementaire et fiscale, les investissements privés vers la transition écologique et ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays qui sont reparties à la hausse

En refusant de réduire structurellement les inégalités fiscales et sociales dans le pays, Emmanuel Macron confirme avoir endossé son costume de « Président des riches » au détriment des intérêts des plus pauvres et plus précaires, mais également au détriment d’une politique de transition écologique chaque jour plus nécessaire. La baisse confirmée de la dépense publique ne pourra qu’aggraver la situation des services publics et de la protection sociale. La poursuite de son agenda néolibéral (réformes des retraites, de la fonction publique et de l’assurance chômage) illustre le mépris et l’incompréhension du gouvernement envers les mobilisations en cours. De plus, Emmanuel Macron n’hésite pas à faire un appel du pied à l’extrême-droite sur la question de l’immigration pour tenter de détourner la colère sociale actuelle.

Le pouvoir reste sourd aux exigences légitimes exprimées. Attac France appelle ses adhérent·e·s, et ses comités locaux à rester mobilisé·e·s et être présent·e·s dans les mobilisations des jours à venir, notamment le vendredi 14 à l’appel d’organisations syndicales et samedi 15 décembre à l’occasion de l’acte 5 du mouvement des « gilets jaunes », pour exiger plus de justice sociale, fiscale et écologique.

A voir en ligne: Lien vers Attac
Attac France, 11 décembre 2018
Lycée de Mantes : Face à la répression, solidarité - Face aux humiliations, mobilisation !
Communiqué SUD Education 78

Face à la répression, solidarité - Face aux humiliations, mobilisation !
Le syndicat Sud éducation 78 et son Union Syndicale Solidaires 78 tiennent à exprimer leur indignation et leur colère suite à l’arrestation de 150 lycéen.ne.s de Mantes-la-Jolie et de sa région, le jeudi 6 décembre.
La manière dont nos élèves ont été humiliés, les propos entendus sur la vidéo (« Voilà une classe qui se tient sage. On va faire voir ça à leurs profs » ) sont tout simplement révoltants. Ces mineur.e.s sont ainsi restés plusieurs heures à genoux, mains derrière la tête avant d’être dispersés dans les commissariats de Versailles, Trappes, Plaisir, Les Mureaux, etc. Certains jeunes n’ont été remis à leur famille que le lendemain... Selon les témoignages recueillis, plusieurs procédures légales n’ont pas été respectées, en particulier celles concernant la protection des mineurs (présence d’avocat, de médecin, etc.).
Cette répression particulièrement féroce se met en place envers la jeunesse, et plus particulièrement envers la jeunesse des quartiers populaires (jeudi 7 décembre, les jeunes de Mantes représentaient 20% du total des arrestations) dès qu’elle ose manifester dans la rue son inquiétude pour l’avenir.
Nous étions présents le vendredi 7 décembre au rassemblement qui s’est tenu sur les lieux-mêmes où a été tournée la vidéo avec les familles, les élèves, les collègues... comme nous serons partie prenante de toutes les initiatives de solidarité et de soutien qui se mettent en place, dont une marche dans les rues de Mantes-la-Jolie mercredi prochain.
Nous saluons également l’élan de solidarité qui s’est manifesté à travers toute la France, la situation à Mantes devenant le symbole du refus de la répression.
Mais l’indignation ne suffit pas, nous devons passer à l’action et obtenir la satisfaction des revendications, à commencer par le droit à la même éducation pour tous et toutes...
Nous demandons donc que chaque établissement permette aux lycéen.ne.s, mais aussi aux personnels, d’organiser au plus vite des assemblées générales démocratiques pour que ce mouvement puisse s’organiser et rendre plus audibles et lisibles ses revendications et ne se laisse pas déposséder
– par le pouvoir, par la violence pour la violence ou
– par des médias avides d’images sensationnelles de ce combat.
Nous resterons solidaires des élèves et de leurs familles pour dénoncer et condamner les traitements inhumains qui se sont déroulés à Mantes-la-Jolie ce 6 décembre.
Pour Sud éducation 78
Grégory CHAMBAT
06 28 07 73 25
Pour Solidaires 78
Freddy BRUNEEL
06 71 21 44 23

Gestion2, 10 décembre 2018
Justice sociale, justice climatique : c’est un changement de cap qu’il faut imposer

Tribune paru dans Libération dont ATTAC est signataire.
Le mouvement des gilets jaunes met dans le débat public l’ensemble de la politique sociale du gouvernement. Plus largement ce sont les politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs depuis des décennies qui sont en cause. Fins de mois de plus en plus difficiles, précarisation toujours accrue du travail, injustice fiscale, logements chers, conditions de vie qui se détériorent, telle est la situation subie par la majorité de la population. Ce qui touche en particulier les femmes, très nombreuses à se mobiliser dans ce mouvement. Dans le même temps, l’évasion fiscale n’a jamais été aussi importante et les plus riches se sont vu offrir de multiples allègements d’impôts : suppression de l’ISF, flat tax de 30 % pour les revenus du capital qui ne sont plus soumis à l’impôt progressif, baisse de l’impôt sur les sociétés… Dans ces conditions, l’augmentation des taxes sur les carburants est apparue comme « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ».

En dépit d’une tentative de mainmise de l’extrême droite sur le mouvement, celui-ci se caractérise par son auto-organisation horizontale et pose l’exigence d’une démocratie réelle contre une présidence autoritaire et méprisante. A l’heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauffement climatique est urgente, ce mouvement met également en évidence le lien entre la question sociale et les impératifs écologiques : les plus grands pollueurs sont exonérés de tout effort, les principales causes du réchauffement climatique ne sont pas traitées, la casse des services publics et des commerces de proximité et l’étalement urbain se poursuivent, les alternatives en matière de transport en commun ne sont pas développées. Le modèle du logement social en France est en mis en péril par sa marchandisation au profit des grands groupes privés. Dans ces conditions, ce n’est certainement pas aux classes moyennes et populaires de payer la transition écologique.

La politique du gouvernement ne répond ni à la colère sociale ni aux impératifs écologiques. Le gouvernement laisse les multinationales et les lobbys productivistes n’en faire qu’à leur tête en privilégiant toujours plus leur intérêt propre et celui de leurs actionnaires au détriment du plus grand nombre et de l’avenir de la planète. Pendant des jours, le gouvernement a campé sur une posture intransigeante, refusant le moindre geste et clamant qu’il maintenait le cap et ce, malgré le fait qu’une énorme majorité de la population soutenait ce mouvement. Cette attitude a entraîné une exaspération croissante qui a conduit à des actes de violence dont le gouvernement pouvait espérer tirer parti. Cela n’a pas été le cas et le soutien de la population est resté massif.

Le gouvernement vient d’annoncer, entre autres, le gel, puis l’annulation de l’augmentation des taxes sur les carburants. C’est un premier recul mais c’est trop peu, trop tard, car c’est de toute la politique sociale et de ses conséquences économiques et écologiques qu’il faut discuter. Alors même que la jeunesse a décidé de se mettre en mouvement pour contester les choix éducatifs du pouvoir, c’est un changement de cap qu’il faut imposer. Pour commencer, il faut répondre aux revendications syndicales en augmentant le smic et en revenant sur le plafonnement de l’augmentation des retraites à 0,3 %, rétablir l’ISF et taxer les multinationales, dont Total, les Gafa et les banques qui financent les énergies fossiles pour investir massivement dans l’isolation thermique des bâtiments et les énergies renouvelables.

C’est pourquoi, les soussigné·es, syndicalistes, responsables associatifs et politiques, chercheur·es, universitaires, artistes, etc., soutiennent les revendications de justice fiscale et sociale portées par le mouvement des gilets jaunes. Ils appellent la population à se mobiliser pour imposer une politique qui permette de mieux vivre, et à manifester pacifiquement dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique, en convergence avec la quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes
Voir l’ensemble des signataires sur
https://france.attac.org/se-mobiliser/justice-sociale-et-climatique/article/justice-sociale-justice-climatique-c-est-un-changement-de-cap-qu-il-faut

7 décembre 2018
Vu dans le Canard : des nouvelles de Pierre Bédier

Article paru dans le Canard Enchaîné et rapport de la cour régionale des comptes

Gestion2, 6 décembre 2018
La politique de Macron ne répond ni à la fin du monde, ni aux fins de mois

Sa taxe sur les carburants : une injustice fiscale en plus !

Cette taxe touchera d’abord les plus précaires, qui n’arrivent déjà pas à boucler leur fin de mois : les carburants représentent 8% des revenus des 10% les plus pauvres, seulement 4% pour les 10% les plus riches !

Cette taxe s’ajoute à bien d’autres augmentations de charges pour celles et ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois : baisse des aides pour le logement, augmentation de la CSG pour les retraités...

En même temps, le gouvernement a multiplié d’énormes cadeaux fiscaux pour les très riches, certains ont ainsi gagné des dizaines de milliers d’euros par an supplémentaires : suppression de l’ISF, plafonnement des taxes sur les revenus financiers, etc. Comme les gouvernements précédents, il ne fait rien ou presque contre l’évasion fiscale : les multinationales et les très riches extorquent au moins 60 milliards d’euros par an à l’État français.

Depuis 20 ans, les riches sont de plus en plus riches, les autres de plus en plus pauvres, avec de plus en plus de dépenses contraintes (logement, alimentation et cantines scolaires, électricité et gaz...). Et la politique d’Emmanuel Macron empire encore la situation.

Sa taxe sur les carburants : inefficace pour la transition écologique

Pour qu’elle soit efficace, cette taxe devrait pousser à moins conduire. Or c’est impossible puisque le gouvernement :

> ne développe pas de transports en commun efficaces et peu chers : au contraire la réforme de la SNCF va fragiliser les lignes de train secondaires
> poursuit la destruction des services publics et des commerces de proximité... alors que la France est déjà un des pays européens qui a le plus d’étalement urbain.

Pour qu’elle soit efficace, cette taxe devrait financer la transition écologique. Or c’est impossible puisque le gouvernement :

> utilise seulement une toute petite partie de la hausse de la taxe sur les carburants pour la transition écologique
> alloue un budget trop faible à la transition écologique et ne peut donc pas financer convenablement la rénovation des logements qui doit être accessible à tous, le développement des énergies renouvelables et propres, la transition de la production agricole...

Cessez de faire payer les pauvres, faites payer les riches et les grandes entreprises polluantes

> par une taxe carbone efficace et dissuasive sur les industries les plus polluantes, qui aujourd’hui polluent sans rien payer
> par une taxe sur le kérosène (transports aériens) et le fioul lourd (gros navires)
> par un moratoire sur toute nouvelle augmentation de la fiscalité carbone pour les ménages, artisans et petites entreprises, tant qu’il n’y aura pas de réduction forte des inégalités et de développement d’alternatives au tout-voiture et à l’étalement urbain.

Il est tout à fait possible de concilier le social et l’écologie, c’est même le seul moyen de vivre mieux, mais c’est l’inverse que fait Macron !

1er décembre 2018
Politique : Les Brèves