La dernière "Lettre d'ATTAC 78N"
Communiqué de presse du Front Social des Yvelines
 (27 novembre 2017)
Front Social 78

SODEXO, leader mondial des services de restauration, alimente la misère

Soutien du Front Social Yvelinois aux trois grévistes de la faim de l’entreprise

Trois grévistes de la faim, Abdel, Nathalie et Sébastien, entament ce week-end leurs 13ème et 14ème jour sans manger, devant l’entrée du siège social de leur entreprise, SODEXO, 6 rue de la Redoute à Guyancourt, ZAC des Saules.

Il est grand temps que la Direction de SODEXO s’inquiète enfin de la santé de ses salarié.e.s qui se dégrade, avant qu’il n’y ait des dégâts irréversibles.

La raison de leur mouvement de protestation est un « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » concernant 62 salarié.e.s du site SODEXO de Dreux. Ce plan social aggrave la situation de l’agglomération drouaise, durement éprouvée par le chômage, et il a également des conséquences désastreuses pour les salarié.e.s concerné.e.s. En effet depuis l’annonce de la fermeture du site, les salarié.e.s sont mobilisé.e.s pour la sauvegarde de leur outil de travail et de leur emploi. En réponse, l’entreprise propose cyniquement une indemnité très insuffisante au vu des préjudices subis. Au fil des négociations, la Direction ne concède qu’un geste financier symbolique. Ce déni des difficultés qu’engendre ce plan social par la Direction de SODEXO, ainsi que plusieurs semaines de grèves ont mis à bout, notamment ces trois salarié.e.s en lutte.

L’indifférence de SODEXO, depuis six semaines est inacceptable et nous lançons une alerte auprès des pouvoirs publics, la Préfecture des Yvelines, la DIRECCTE 78, des élu.e.s de la République et les médias.

Il est impératif que cesse cette inertie et que s’ouvre enfin une négociation aboutissant à de réelles mesures d’accompagnement supralégales, pour que les salarié.e.s de SODEXO survivent à la perte de leur emploi dignement. Il y a urgence !

Le Front Social des Yvelines

Contact : frontsocial.yvelines@gmail.com

https://www.facebook.com/FrontSocial78

Premiers signataires du Front Social Yvelinois :
Solidaires 78, CGT Educ 78, Attac 78 nord, des militants des Yvelines de la CGT, FO, CNT, France Insoumise et du NPA.

Documents associés à l'article

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Les anciennes "Lettre d'ATTAC 78N"
 (3 mars 2006)

CDD, intérim, stages, et maintenant CPE créent de l’instabilité et sapent l’autonomie des jeunes.
La précarité comme loi

Par Annick COUPE et Aurélien PIOLOT
vendredi 03 février 2006

Annick Coupé porte-parole nationale de l’Union syndicale Solidaires
et Aurélien Piolot porte-parole de la fédération Sud étudiants.

Le contrat première embauche (CPE) est censé résoudre le problème du chômage des jeunes. Il constitue une nouvelle attaque frontale contre le droit du travail. Il ouvre la voie à une refonte de ce même droit, réclamé avec intensité par le Medef et déjà prévue par le gouvernement. L’argument du chômage des jeunes est ici utilisé pour accentuer la précarisation, déjà intolérable, de toute une frange de la population.

La novlangue orwellienne est à l’oeuvre quand le Premier ministre, affirmant vouloir défendre “le modèle social français” s’acharne à en détruire les fondements et quand il veut nous faire croire que le CPE et sa période de “consolidation de l’emploi” seraient un tremplin pour l’emploi de jeunes. Une période de deux ans, durant laquelle les licenciements pourront avoir lieu sans aucune justification, ouvrirait la voie à la création d’emplois stables. En fait, le seul avantage du CPE est celui qu’en tireront les employeurs, qui pourront dorénavant procéder à une rotation des jeunes, de salariés corvéables à merci et jetables sans les contraintes habituelles. Le CPE cannibalisera les autres contrats de travail et les employeurs pourront enchaîner CPE après CPE.

Ce qui, avec le contrat nouvelles embauches (CNE), était réservé aux entreprises de moins de 21 salariés sera maintenant appliqué pour les jeunes à toutes les entreprises, avant d’être étendu à tout le salariat comme le gouvernement l’envisage explicitement. Un amendement déposé par le gouvernement dispose de plus qu’“en cas de rupture du contrat à l’initiative de l’employeur, au cours des deux premières années, il ne peut être conclu de nouveau contrat première embauche entre le même employeur et le même salarié avant que ne soit écoulé un délai de trois mois à compter du jour de la rupture du précédent contrat”. En clair, le CPE pourra devenir un contrat de deuxième, troisième, voire quatrième embauche à condition que l’employeur attende trois mois.

Pour les jeunes, les premiers pas dans l’emploi se traduiront par l’appréhension d’une encore plus grande précarité, l’apprentissage de la docilité pour pouvoir espérer y échapper. Vivre constamment avec l’épée de Damoclès du licenciement suspendue au-dessus de la tête, voilà le sort réservé aux premiers embauchés. Concrètement, cela veut dire adieu au droit de grève, adieu à la prise de responsabilité syndicale, adieu à toute forme de contestation, de regard critique ou même de respect des règles élémentaires du droit du travail. S’agit-il de faire des jeunes des salariés de seconde zone, précarisés, flexibilisés, réduits au silence ?

D’autant que cette jeunesse souffre de la précarisation de l’ensemble de son existence. Résignation et désenchantement, telles sont les caractéristiques d’une jeunesse qui est sommée de se satisfaire de son sort, qui doit accepter l’idée qu’elle est une génération qui vivra moins bien que celle de ses parents. Les jeunes aujourd’hui, qu’ils soient salariés ou en formation, sont touchés par une précarité multiforme. Une précarité de l’emploi, faite de succession de stages, de CDD, de période d’intérim, de chômage, ou de double statut pour les étudiants, qui sont maintenant près de la moitié à travailler. Une précarité du logement, accentué par l’augmentation des loyers, le délabrement des cités universitaires. Une précarité dans les études, avec des conditions de vie de plus en plus difficiles, des bourses indécentes, des logements hors de prix, des universités sous-dotées, ainsi qu’une difficulté de plus en plus importante à concilier étude et travail. Cette précarité généralisée est un frein majeur à la réalisation de l’autonomie que tous les jeunes recherchent. Elle entraîne une situation d’incertitude constante, une incapacité à se projeter dans l’avenir, à construire sa propre vie. Cette souffrance a été mise en lumière récemment, par le mouvement des stagiaires, et par les étudiants en éducation physique et sportive qui ont fait annuler l’épreuve du Capes pour protester contre la réduction de 50 % du nombre de postes à ce concours. Aujourd’hui, plus d’avenir : les concours de la fonction publique se ferment, austérité budgétaire oblige, et le seul choix laissé à la jeunesse est celui de la précarité, CDD, intérim, stages et maintenant CPE. Nous défendons, pour notre part, la nécessité de permettre une réelle autonomie de la jeunesse. Elle ne pourra se faire que par l’acquisition d’un statut salarial stable et durable d’une part, et d’autre part par la création d’un revenu socialisé d’étude pour les jeunes en formation.

La nouvelle présidente du Medef, Laurence Parisot, affirmait il y a peu : “La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?”

Une telle vision revient sur des décennies de luttes sociales dont l’objectif était justement de sortir les êtres humains de la précarité de la vie quotidienne qui était la leur. Face à un projet de société réactionnaire, au sens premier du mot, il faut aujourd’hui réaffirmer ce qui a été au fondement du syndicalisme dès sa naissance, la nécessaire “émancipation intégrale” de l’humanité de toutes les formes d’exploitation et d’oppression.

 (4 mars 2006)

NON AUX EMPLOIS DISCOUNT !
SOLIDARITÉ AVEC LES EMPLOYÉES DE LA DISTRIBUTION
Adressez-vous aux directions des magasins et aux groupes de
distribution, en leur écrivant (voir modèle de lettre), et parlez-en
autour de vous !

8 MARS 2006 : NON AUX EMPLOIS DISCOUNT !
SOLIDARITÉ AVEC LES EMPLOYÉES DE LA DISTRIBUTION

Dans la grande distribution en général - et dans les chaînes de " hard discount " en particulier - les salarié-e-s sont parmi les plus maltraité-e-s, au mépris de la législation du travail. La grande majorité des employé-e-s, en particulier les personnels de caisse, y sont des femmes, ainsi exposées aux conditions les plus dures.

Les prix bas sont obtenus notamment en sacrifiant la qualité sociale et environnementale. Les salarié-e-s de la distribution sont parmi les premiers à en faire les frais : bas salaires, postes à temps partiel, personnel réduit (sous-effectifs), CDD, heures supplémentaires non
payées, ouverture des magasins le dimanche, horaires de travail changeant au dernier moment, déresponsabilisation, management par la peur et harcèlement moral, espionnage et surveillance vidéo,répression syndicale et obstruction à la création de délégations syndicales et de comités d’entreprise...

Ces groupes font pourtant de grands profits et certains de leurs propriétaires ou actionnaires figurent parmi les plus grosses fortunes mondiales.

Prix bas à la consommation et profits des multinationales de la distribution = emplois au rabais et chômage !

Globalement, acheter en grande surface nous coûte plus cher que nous le croyons ! (voir plus bas)
Le phénomène de réduction des coûts s’étend et la prochaine étape est déjà engagée : la majorité des chaînes de distribution prépare la mise en place de caisses automatiques afin d’économiser encore davantage
sur les frais de personnel.
240 000 postes de caissières seraient ainsi menacés à court terme.

MOBILISONS-NOUS POUR LES SALARIÉ-E-S DE LA DISTRIBUTION
- Exigeons des conditions de travail correctes : salaires décents, paiement des heures supplémentaires, respect des salarié-e-s, libre établissement de délégations syndicales et de comités d’entreprise
- Refusons les caisses automatiques et la suppression des emplois de caissier-e-s
Adressez-vous aux directions des magasins et aux groupes de
distribution, en leur écrivant (voir modèle de lettre), et parlez-en autour de vous !

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En France, les ventes des " hard discounters " sont en forte augmentation depuis quelques années, grâce à l’intérêt des consommateurs pour les prix les plus bas (toutes classes sociales confondues : les foyers modestes ne représentent que 30% de la clientèle).
Ces prix bas sont obtenus notamment en sacrifiant la qualité sociale et environnementale : politiques d’achat mettant en concurrence les entreprises de production au niveau planétaire, produits fabriqués dans des pays à législations moins contraignantes et laxistes sur les contrôles, ou pression sur les fournisseurs en France, et économies maximales sur les frais de structure des distributeurs.

En Allemagne - pays pionnier du " hard discount ", avec Aldi et LiDL - les " hard discounters " occupent près de 40% du marché des produits alimentaires, permettant à ce pays de détenir le record des prix les plus bas en Europe pour l’alimentation.

Ces groupes font pourtant de grands profits et certains de leurs propriétaires ou actionnaires figurent parmi les plus grosses fortunes mondiales, grâce aussi à des montages ingénieux de sociétés qui permettent d’en contourner les obligations fiscales et sociales des
entreprises, et une opacité légendaire (le groupe LiDL est composé de 600 structures différentes ; l’organisation est similaire chez Aldi).

Le phénomène s’étend et gagne tous les secteurs d’activité des produits de grande consommation, poussant toujours plus loin la réduction des coûts, notamment à travers la détérioration des conditions de travail et la réduction des postes. Chaque groupe introduit de nouvelles enseignes " hard discount " (si ce n’est déjà fait) et/ou des rayons à prix cassés dans les grandes surfaces plus classiques : Ed (groupe Carrefour), Netto (groupe Intermarché), Leader Price (groupe Casino), ...

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GRANDE DISTRIBUTION, HARD DISCOUNT...
SUPER PROMO : 3 PAUVRES POUR LE PRIX DE 2

"Ici des pauvres se creusent la paillasse pour fourguer à des gens pas riches des marchandises fabriquées par des plus pauvres qu’eux"
(Olivier Cyran, Charlie Hebdo)

Ne nous y trompons pas : Acheter en grande surface nous coûte plus cher que nous ne le croyons ! Ce que nous pensons économiser à la caisse de ces prétendus défenseurs du pouvoir d’achat, nous le payons à d’autres endroits...

A travers le coût social dans la grande distribution
- Le coût du chômage. Loin de créer des emplois, la Grande
Distribution est responsable de la disparition de la plupart des commerces de proximité et des emplois dans le secteur de la distribution : courtages, transport, acheminement, conditionnement, stockage...
- Le coût des conditions de travail des employé-e-s : heures supplémentaires non payées, licenciements abusifs, remise en cause du droit syndical, surveillance vidéo des employés... Les grandes surfaces remettent en cause dès qu’elles le peuvent les droits sociaux de leurs employé-e-s.

A travers le coût social chez les producteurs et fournisseurs En France, les six centrales d’achat de la grande distribution représentent à elles seules plus de 75 % du commerce de détail. Elles sont devenues incontournables pour qui veut écouler ses produits. La
grande distribution contribue pour une large part à l’aggravation de la situation des paysans et des entreprises européennes et de nombreux fournisseurs ont dû cesser leur activité, licencier ou délocaliser, faute de pouvoir s’aligner sur les prix d’achat toujours plus bas
qu’elle impose. Et contrairement à un mythe bien répandu, ces prix d’achat ne sont pas répercutés vers le consommateur.

Un produit sous-payé, c’est un travail sous-payé :
au mieux, ce sont des salaires de misère, au pire c’est le chômage...

ATTAC
66-72 rue Marceau - 93100 Montreuil-sous-bois
www.France.attac.org - T : 01 41 58 17 40
www.france.attac.org/

Action Consommation
21ter rue Voltaire - 75011 Paris
www.actionconsommation.org

 (23 mars 2006)

LE MONDE | 22.03.06 |

Il faut sauver le contrat nouvelles embauches (CNE). En pleine contestation du contrat première embauche (CPE), son petit frère réservé aux jeunes de moins de 26 ans, le gouvernement affiche sa volonté de contrôler sa réforme : dans une circulaire datée du 8 mars, la chancellerie donne instruction aux procureurs d’assurer un suivi des procédures engagées devant les prud’hommes. Les parquets sont même appelés à faire appel des décisions contraires à la lettre de l’ordonnance du 2 août 2005 créant le CNE.

Dérogatoire au droit commun, le CNE, contrat à durée indéterminée destiné aux entreprises de moins de 20 salariés, a instauré une période d’essai de deux ans, assortie d’une autorisation de licenciement non motivée. Selon des chiffres officiels, 355 000 intentions d’embauches ont été recensées entre septembre 2005 et février 2006. Mais devant les prud’hommes, le contentieux se développe. Saisi par les syndicats de salariés, le Conseil d’Etat a validé le CNE, en observant qu’il dérogeait à l’exigence de motivation du licenciement, garantie par la convention 158 de l’Organisation internationale du travail. La décision de la haute juridiction administrative ne lie cependant pas les juges du fond.

INJONCTION

"Je vous prie de bien vouloir vous tenir informé de toutes les contestations portées devant les conseils des prud’hommes et de me faire rapport dans les meilleurs délais", écrit le directeur des affaires civiles du ministère de la justice, Marc Guillaume, dans la circulaire. Les procureurs, qui, habituellement, n’interviennent guère dans ces juridictions, devront "intervenir aux audiences pour rappeler les termes de l’ordonnance du 2 août 2005". Et veiller "à ce que le parquet fasse appel (...) dès lors que l’ordre public est concerné. Ce serait le cas si vous déceliez, dans la décision rendue, une violation des dispositions de l’ordonnance".

Les appels donnant lieu à rapports, cette injonction revient - fait rarissime - à instaurer un contrôle du parquet civil, jusque-là réservé au parquet pénal. La chancellerie rappelle que le juge est seulement tenu de vérifier que le licenciement "ne constitue pas un abus de droit". Et précise que "l’employeur ne peut être sanctionné qu’en cas de volonté de nuire, de légèreté blâmable ou d’abus dans l’exercice du droit de résiliation". Gilles Soetemondt, vice-président (CFDT) des prud’hommes de Paris, dit n’avoir "jamais vu une circulaire de ce type". Elle peut, selon lui, "être analysée comme une volonté de contrôler le juge, avec deux lectures, soit la volonté d’annuler des décisions donnant des droits aux salariés, soit celle de taper sur les employeurs qui abuseraient du CNE". Le gouvernement "place les parquets au service des employeurs, en voulant défendre sa législation face aux interprétations qu’en fera la justice", dénonce, pour sa part, Côme Jacqmin du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).

Nathalie Guibert
Article paru dans l’édition du Monde du 23.03.06

 (26 mars 2006)

Mr de Villepin ne retirera pas son CPE, nan ! veux pas ! Le CPE, la panacée du plein emploi, la quadrature du cercle, le sirop Typhon du MEDEF, symbole des pires créations libérales à ce jour.

Mais dans quel pays vivons-nous ?

Jusqu’où faudra t’il aller pour que ce pouvoir (illégitime rappelons-le) cesse de gouverner à coup de 49.3, de mépris et de désinformation permanente, et de pratiquer un électoralisme stupide et suicidaire (pour l’avenir).
La rue s’exprime, écoutez-la, nom d’un chien, c’est bien la moindre des choses, non ?

Et elle dit quoi la rue ?

Elle dit NON ! Ce mot diabolique qui se criait déjà le 29 mai. NON ! NON ! mille fois NON ! A la précarité, à la flexibilité, au mensonge, au libéralisme condescendant.

Le peuple (autre mot archaïque aux yeux qui le regardent du balcon) en a assez. Ce qu’il veut c’est tout simplement qu’on entende ses craintes et ses colères. Le bruit de fond risque bien de se transformer en lame de fond. Les gamins de banlieue, les étudiants, les jeunes travailleurs précarisés se dirigent doucement vers l’unité. Continuez d’évoquer mai 68 en souriant, Mme Borloo-Schonberg, mais un conseil en passant, méfiez-vous : il y 40 ans, la France se portait bien, aujourd’hui elle est exsangue, et n’a donc plus rien à perdre. La jeunesse se construira toute seule, par le NON ! et vous n’êtes pas son avenir.

 (27 mars 2006)

Attac 78Nord est partie prenante du mouvement pour le retrait du CPE/CNE, depuis le début, en participant à toutes les manifestations nationales, parisiennes ou locale.

En proposant nos analyses du système ultra libéral destructeur , nous mettons à la disposition du mouvement social, notre mouvement d’éducation populaire.

Nos adhérents sont aussi des lycéens, étudiants, salariés, enseignants, employés, artisans, chômeurs, retraités etc.. Nous sommes donc spécialement concernés par cette nouvelle attaque ultra libérale dont l’objectif est de mettre à bas notre code du travail et nos acquis sociaux, déjà bien ébranlés depuis plusieurs decennies.

L’agravation de la précarisation de la force vive de notre population qui est la jeunesse, ne résoudra absolument pas le chomage et sera source de divisions et misère supplémentaires.

Le CPE et le CNE, tout comme l’ensemble de la loi improprement dite "égalité des chances" doivent être abrogés dans les plus brefs délais.

Attac 78Nord soutient les étudiants, les lycéens engagés, depuis des semaines dans ce combat et fera tout ce qu’il lui est possible pour qu’il s’élargisse à l’ensemble de la population, et qu’il soit gagné !

La semaine du 27 mars est décisive , nous pouvons, nous devons gagner ! TOUS ENSEMBLE !

Comité local Attac 78 nord

Travail
La direction de l’Insee doit rendre publics les éléments du débats
 (4 février 2007)

Un texte des Syndicats Nationaux de l’Insee (CGT, CFDT, CGT-FO, SUD et CGC)

Pourquoi la polémique sur le chômage implique-t-elle l’Insee ?

Les gouvernements font de la baisse du chômage un point central de leur communication politique. Ils organisent une mise en scène spectaculaire à chaque annonce de baisse, les ministres se bousculant pour annoncer le « bon » chiffre. Pour obtenir ces résultats, on sait que l’ANPE a modifié ses méthodes de gestion (radiations, déplacements vers des catégories non comptabilisées dans le chiffre mensuel). Lors de la création du CNE, des pressions politiques pour sortir des chiffres favorables ont également été dénoncées par l’intersyndicale des statisticiens.

Dans ce contexte, toute note discordante prend immédiatement une dimension d’affaire d’État. Or, lors de la conférence de presse sur le Recensement le 16 janvier, la direction de l’Insee a annoncé le report à l’automne, donc après les élections, de la publication des chiffres du « chômage au sens du BIT » recalés à partir de l’Enquête Emploi en Continu (EEC). C’est une première.
La presse a immédiatement réagi (article des Echos, puis du Canard Enchaîné, du Monde, etc.) en mettant en cause des pressions politiques qui amèneraient la direction de l’Insee à « cacher la réalité du chômage ».

Ce que l’Insee a dit, et n’a pas dit

Lors de cette conférence du 16 janvier, la direction de l’Insee a justifié ce report par la baisse du taux de réponse de l’EEC (sans fournir les taux des dernières années). Cette baisse rendrait les résultats moins fiables. Mais elle n’a pas donné plus de précisions sur les problèmes rencontrés, ni bien sûr sur le chiffre de chômage qui ressort de l’enquête, et qui effraie tant la direction et le gouvernement. Pas étonnant que statisticiens puis journalistes se soient interrogés sur ce chiffre caché.

Certes, les agents des divisions enquêtes ménages dans les directions régionales, les enquêteurs et les statisticiens du travail connaissent de longue date les problèmes spécifiques à cette enquête (6 interrogations successives des habitants d’un même logement, dont 4 par téléphone) qui rendent difficile sa réalisation. Mais, d’une part, ces problèmes sont repérés depuis des mois voire des années. D’autre part, des difficultés semblables se rencontrent dans d’autres enquêtes.

Or la direction de l’Insee n’avait, jusqu’à présent, pas laissé percevoir de préoccupations suffisantes pour empêcher la publication d’un résultat. Alors pourquoi en est-on là ?

Des explications trop peu étayées

Nous avons demandé des explications à la direction de l’Insee. Elle nous a donné plusieurs réponses sur la méthodologie de l’enquête :

- A cause des « biais de rotation » (il n’y a pas équivalence entre chaque vague d’interrogation), l’EEC est fortement impactée par une baisse des taux de réponse. Les non-répondants seraient plus probablement des personnes en situation d’emploi, biaisant les résultats de l’enquête ;

- La série des chiffres du chômage au sens du BIT ainsi recalée aurait des évolutions erratiques et donc difficilement interprétables ;

- Les résultats de la collecte 2007 du recensement, disponibles à l’automne, pourront être confrontés à ceux de l’EEC et sécuriser l’interprétation de la situation globale sur le chômage tout au long de 2006 ;

- Une enquête qualité a été lancée dans toutes les DR en janvier, qui a pour objectif d’analyser les non-répondants. Mais ses premiers résultats ne seront pas disponibles avant l’été.

La direction nous a également annoncé une information au Conseil National de l’Information Statistique lors de la formation « Emploi - Revenus » le 8 mars. Cette information consistera principalement en des « éléments d’appréciations sur l’impact des mesures de gestion de l’ANPE », et des éléments d’appréciation sur l’EEC. Nous prenons acte de cet engagement.

Mais nous attendons surtout de la direction de l’Insee une information complète et transparente. Aucune preuve ne nous permet de dire, comme on a pu le lire dans la presse, qu’il y a eu collusion avec le Ministère des Finances sur ce sujet sensible. Cependant il nous paraît évident que même en présence d’une baisse des taux de réponses, si les calculs avaient laissé entrevoir une révision du taux de chômage BIT du même ordre que celui des années précédentes (0,1 point) le report n’aurait pas eu lieu : le chiffre aurait été publié. C’est bien sans doute que la révision, très probablement à la hausse, est plus importante. Pour ne pas laisser le doute s’installer la direction doit répondre à ces questions :

- Pourquoi les résultats de l’EEC sont-ils remis en cause et pas les chiffres de l’ANPE ? Ceux-ci sont issus d’un fichier administratif et sont bien plus sensibles aux changements dans la gestion des chômeurs, notamment ceux intervenus depuis novembre 2005 : sortie des catégories usuellement mesurées de chômeurs bénéficiant de conventions de reclassement, d’emplois aidés, des créateurs d’entreprises ; et surtout raccourcissement des délais donnés aux chômeurs pour l’actualisation de leur situation tous les mois ;

- Si la baisse des taux de réponse à l’EEC empêche aujourd’hui de calculer le taux de chômage, elle était connue depuis plus de 6 mois : pourquoi avoir attendu avant de lancer une enquête-qualité ?

- Quels moyens urgents la direction de l’Insee compte-t-elle mettre en œuvre pour consolider le dispositif qu’elle juge aujourd’hui fragile ?

- Quels projets envisage-t-elle à moyen terme pour apporter enfin une information crédible et complète sur les personnes occupant des emplois précaires et sur les situations entre emploi et chômage, ce qui constitue le « halo du chômage » ?

- Rappelons enfin que, dans le passé, une telle suspicion sur les résultats de l’enquête Emploi n’a jamais conduit à retarder leur diffusion, alors qu’on a déjà connu des divergences importantes entre le chômage BIT et les chiffres de l’ANPE (souvent provoqués par les changements de gestion des chômeurs par l’Agence).

L’Insee doit alimenter le débat social dans la transparence

- Actuellement tous les agents de l’Insee, en particulier qui ont appris la polémique par presse interposée doivent avoir une explication. C’est le cas en particulier de ceux qui travaillent sur l’EEC, dont toute mise en cause de leur travail serait inadmissible (y compris les enquêteurs).

( Il est vrai que l’Insee, contraint de mettre en place cette enquête par règlement Européen avait émis des réserves alors, réitérées depuis, sur la méthode utilisée. Mais l’enquête emploi (annuelle ou en continu) est un instrument indispensable pour la connaissance de la société française, car elle explore de façon détaillée le monde de l’emploi, et parce qu’elle est la seule source permettant de calculer le chômage au sens du BIT, et donc d’effectuer des comparaisons internationales. Nous attendons de la direction qu’elle prenne les mesures pour assurer la qualité et la pérennité de cette enquête ;

- Les problèmes rencontrés sur l’EEC doivent être explicités et soumis aux experts, aux statisticiens du travail, y compris à l’extérieur de l’Insee (Dares, Eurostat, etc.). L’Insee doit engager une expertise, ouverte à ces organismes afin de proposer les changements nécessaires pour restaurer une enquête emploi fiable ;

- La population a droit à la vérité. La crédibilité de l’Insee est à ce prix. La direction de l’Insee doit donc présenter l’état actuel des problèmes de méthodologie rencontrés : elle s’est engagée à présenter de tels éléments lors de la formation du Conseil National de l’Information Statistique le 8 mars : elle devra les rendre publics. Elle doit aussi publier les résultats de l’EEC, même sous forme de fourchette assortie de précautions. Elle devra expliciter les arbitrages qui amènent à reporter à l’automne le calcul du chiffre définitif.

En tout état de cause, dans cette période de débat électoral, les éléments d’appréciation de la situation sur un sujet aussi important que le chômage, doivent être fournis aux citoyens pour qu’ils puissent exercer leur propre jugement.

Paris, le 30 janvier 2007

L’avenir ne sera que ce que l’on en fera …comme le dit la chanson Le Chiffon Rouge
 (27 mars 2008)

LA BATAILLE DES RETRAITES TOUS ENSEMBLE - LE NIVEAU DES PENSIONS

Et maintenant…. que les grandes instances dites progressistes ont abandonné d’une part le secteur privé en 1993, le secteur public en 2003 puis maintenant certains régimes spéciaux aux 40 ans de cotisations pour pouvoir faire valoir ses droits au taux maximum de retraite…. et d’autre part à l’indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires comme auparavant (c’est en 15 ans une perte de près de 20% du pouvoir d’achat) qu’allons nous tous devenir ? retraités et futurs retraités

Insidieusement et avec la folie médiatique, les jalons mis en place pour préparer les principes intangibles de leur Fameuse EQUITE ont payé ; pire, c’est en son nom que, malgré les nouvelles projections démographiques plus favorables établies récemment par l’Insee , le gouvernement entend poursuivre sa route délétère de la réduction du niveau des pensions ; nous savons tous maintenant que c’est à seule fin de favoriser des surcomplémentaires (à nos régimes complémentaires) mais par capitalisation, aux grands bénéfices des assurances privées mais au grand détriment de la cohésion sociale qui permet une belle solidarité intergénérationnelle.
Un des moyens prescrit par l’Accord Général sur le Commerce et les Services de l’Organisation Mondiale du Commerce pour y parvenir est de baisser le niveau des pensions en général ; bien sûr il s’agit de « sauver la répartition », si chère au bon peuple, mais en n’assurant que le minimum vital possible (en fonction et au rythme des réactions des citoyens européens).
C’est exactement comme avec les mutuelles complémentaires à notre Sécurité sociale qui seraient devenues insuffisantes maintenant avec les franchises médicales et autres coups fourrés..... à toute fin de nous inciter à souscrire aux assurances privées (alors que ce sont les nombreuses exonérations décrétées par l’état mais non compensées, alors que c’est une partie de notre salaire différé, qui sont pour partie la cause du déficit des recettes qui permettaient de suffire) ; Leur finalité c’est de nous contraindre à souscrire à leurs assurances privées. Il leur faut pour cela abimer nos acquis sociaux.
Le gros problème au final, ce sera pour celles et ceux qui, ne pouvant pas capitaliser en activité, seront les premiers touché(e)s . Il va donc bien falloir s’apercevoir avant qu’il ne soit trop tard que, le pouvoir d’achat diminuant à vitesse grand V, c’est une grande partie de la population qui va connaître ces tourmentes à leur tour et jusqu’à beaucoup d’entre nous qui ne le soupçonnons même pas ; qui plus est, le passé assez récent a prouvé que ce système est très aléatoire et risqué (voir l’exemple des retraités Maxwell en Angleterre qui ont tout perdu du jour au lendemain). Nous serions ainsi voués à des retraites misérables, misère que notre système (gagné de hautes luttes) avait réussi pourtant à éradiquer.

Le comble serait atteint lorsque l’on nous demandera en 2008 de pénaliser encore plus l’emploi de nos jeunes (par conséquences), en acceptant l’allongement vers les 41, 42, 45 de cotisations pour avoir le taux maximum ; et pourquoi pas plus……comme aux « States » ou au Royaume Uni par ex. où l’on peut voir des anciens septuagénaires servir dans les Mac Do ….ou encore vider les poubelles.
D’un certain point de vue des milieux autorisés, on peut penser que le concept est bon pour ne pas avoir à payer de longues retraites si « coûteuse à la collectivité ».

Il n’est même pas à exclure que malgré ces mesures assénées, il n’y ait pas en plus une « petite » augmentation des cotisations à la clé.
Et en extrapolant, lorsque beaucoup de gens seront contraints de faire de plus en plus d’années pour tâcher de s’assurer un minimum vital pour les vieux jours, la LOI irréversible des 65, 66, 67 (comme en Allemagne)……. passera pour tous comme une lettre à la poste et il ne sera plus question alors de pouvoir partir à 60 ans, même pour les gens qui auront pu capitaliser.
Au delà de ces considérations, c’est véritablement LA question du choix de société qui est posé ; ce que nous voulons c’est :
- un bon emploi pour tous et correctement rémunéré
- du temps libre pour envisager autre chose après le travail « plus… »
- de la disponibilité pour pouvoir assurer le rôle sociétal de grands parents

Il va donc bien falloir se préparer pour affronter cette phase finale prévue en 2008, qui prévoit l’augmentation de la durée de la cotisation pour l’ensemble du monde du travail.

Nota : nous vous proposons en pièces jointes les deux textes référents suivants :

  • « Pauvres retraités » d’Alternatives Economiques – n°26 du 3/11/07
  • « Sudrail et les retraites » de Novembre 2007

plus l’article « Analyse et synthèse », réalisé par notre CL en 1999.

Documents associés à l'article

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Pauvres retraités

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Sudrail et les retraites
Suite de l’article paru dans notre Lettre Attac78Nord N° 30 de Janvier 2008 (revoir dans notre site Attac78nord avec les références citées).
 (19 avril 2008)

La bataille des retraites…… suite de l’article paru dans notre Lettre Attac78Nord N° 30 de Janvier 2008.

A l’heure ou ces lignes paraîtront dans la lettre 31, les élections municipales auront eu lieu et quels qu’en soient les résultats, l’analyse de celles-ci par l’exécutif sera forcément positive, aidé en cela par l’opposition mollassonne en charge dans notre démocratie : j’ai nommé le PS « dégauchisant ». Et l’on en déduira dans les milieux autorisés des pouvoirs (politicard, économistique, médiaticollabo et autres intellectellobobo), du fait avéré de cette vague si peu rose, que c’est une invitation du peuple auto-flagellateur à continuer (voire amplifier) le rythme et l’ampleur tellement fondamentaux, pour la survie de nos civilisations, des réformes ; et pour cela la poursuite de celle, cruciale, sur les retraites dans notre pays.

Or, il y a fort à craindre que la méthode qui sera employée par le gouvernement sera la même qui a déjà sévi depuis 1993. En effet nous venons d’apprendre qu’ à la SNCF, il serait question d’une mise en application des mesures, qui seront arrêtées pour tout le monde cette fois, reportée en 2016 (sûrement le temps pour les « bénéficiaires des régimes dit spéciaux » de digérer la mise à niveau aux 40 ans) ; Ainsi seulement les personnes ayant déjà subi cette réforme en 93 pour les Privé(e)s et en 2003 pour les Fonctionnaires auraient droit à cette application en 2012 comme prévu dans leur plan. Ah ! diviser pour mieux règner…..
Car quel meilleur moyen pour limiter les résistances ; en effet combien, qui seront à peine sorti du paiement (ou plutôt du non paiement) de leur grève, auront encore à dire qu’ils ne sont pas concerné cette fois-ci. Mais quand regarderons tous un peu plus loin que le bout du nez ; de la même façon qu’ ils n’auraient pas du réagir comme cela en 93 et en 2003 et prendre part à la défense des retraites du privé (même si elle n’avait pas été engagée à l’époque par les grands syndicats (y avait déjà des dessous de tables UIMM – Syndicacats ?), le privé aurait eu à gagner (ou plutôt à ne pas perdre) à souscrire au moins dans l’idée afin que la fameuse « opinion publique » soit favorable au mouvement permettant au final un frein sérieux aux velléités Sarko-Fillon pour ce final 2008.
Malheureusement, à moins d’un sursaut unitaire citoyen, suite aux nombreuses attaques qui nous sont administrées depuis 10 mois maintenant, mais qui soit de nature à remettre en cause la légitimité de l’exécutif, les combattants apparaissent encore bien divisés et esseulés. Et il ne faudra pas compter sur cette gôche mollassonne à dessein (qui ne demande pas mieux que ce sale travail soit fait maintenant de façon à retrouver des fauteuils tout propres en 1012) pour le susciter. Encore moins sur les grandes centrales syndicales corrompues (Confédération Européenne des Syndicats, à la botte de la sociale démocratie européenne, oblige….). Et il ne faudra pas compter non plus sur les grands médias à la solde (l’échine ne demandant qu’à courber quitte à s’asseoir sur l’éthique d’une véritable presse pluraliste et objective).
A propos, la caisse noire de l’UIMM ne serait-elle pas passée partout ?

Mais quand donc viendra le temps où le citoyen pensera global, agira collectif, appréhendera l’intérêt de ses contemporains (donc de ses enfants)……au moins autant que ses intérêts personnels ; ceci sur le long terme, afin de permettre à tout le monde de manger, pour ne pas dire de boire ? Devenir autonome de ses choix de vie.
Ne plus rentrer dans cette logique idéologique néolibérale qui veut nous imposer ses choix pour notre société qui devrait devenir plus soucieuse de considérations matérielles (fric + fric) au détriment d’une vraie qualité de vie ; vie qui serait peut-être un peu moins confortable mais tellement plus riche, si portée par d’autres centres d’intérêt, culturels par ex….Cela ne vaut bien sûr que pour les gens qui ont encore un espace budget.
Ainsi est-il bien raisonnable par exemple (sans vouloir remettre en cause la légitimité de l’accession à la propriété) de se mettre la corde au coup par des emprunts à la limite du possible pour une propriété « supérieure » , jusqu’à ne plus pouvoir faire même une journée de grève (à défaut de savoir consentir à descendre massivement dans la rue un ou deux samedi dans l’année pour ne pas avoir à perdre de l’argent par des actions de grève et/ou à en subir des conséquences fâcheuses possibles de son entreprise) pour défendre le maintien du pouvoir d’achat par l’augmentation des salaires, au lieu de suivre le slogan délétère « travailler plus pour gagner plus » (voire les heures sup.), système qui supprime forcément de plus en plus du travail pérenne pour ses enfants qui restent alors à notre charge commune. C’est tout simplement vendre ses enfants vers la misère des petits boulots, qui sont de plus en plus précaires. Le boostage de l’intéressement à la place de cette augmentation/maintien pouvoir d’achat est tout aussi dangereux qu’aléatoire( car non pris en compte pour le calcul de la retraite).
Et c’en est de même avec la problématique du paiement des retraites : ce n’est pas en laissant faire les milieux autorisés (gouvernenance, gogôche, syndicacats, etc…), qui nous amènent gentiment vers des 67, 68 ans pour une retraite à taux plein, que nous allons laisser du travail à nos enfants ; surtout qu’une bien meilleure répartition des richesses produites, telle qu’elle l’était voilà 25 ans, permettrait de revenir aux 37,5 ans pour tous ; à condition évidemment de revoir le niveau des dividendes des actionnaires, et ce y compris pour tout le monde (mais là, « les classes moyennes+ » doivent revoir leur éthique). D’autant que, il faut le rappeler sans cesse, cet allongement sans fin de l’âge légal n’a d’autre but que de diminuer le niveau des pensions afin de favoriser la prévoyance retraite par capitalisation (pour ceux qui le pourront bien sûr) ; pour les autres (travail partiel imposé, chômeurs, petits salaires, etc) ce sera serveur dans les fast food jusqu’à 80 ans (s’ils ont la santé).
Autrement dit :travailler plus et plus longtemps pour certains c’est moins de travail pour les autres dans l’immédiat et moins d’argent au final = un véritable leurre national.

Allons-nous donc cesser de voir les privilèges dans l’œil du voisin, salarié nanti LUI… Et réciproquement, pour enfin lutter tous ensemble contre les vrais qui ne cessent de proliférer en vitesse et en niveaux exponentiels ?

L’avenir ne sera que ce que l’on en fera …comme le dit la chanson Le Chiffon Rouge

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 (24 novembre 2013)

Le ministre du Travail, Michel Sapin, vient de signifier sa décision de supprimer purement et simplement les élections prud’homales prévues en 2015 !

Voir l’article sur le grand soir,
ainsi que celui de Gérard Filoche->http://www.filoche.net/2013/11/19/stupeur-ils-vont-aussi-tuer-aussi-les-elections-prud%E2%80%99homales/].

Le gouvernement socialiste poursuit la grande entreprise de régression sociale et démocratique...

Pour vous opposer à cette décision, signez la pétition nationale pour le maintient des élections prod’hommales

 (27 avril 2010)
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