La dernière "Lettre d'ATTAC 78N"
 (5 mars 2019)

Vendredi 15 mars et samedi 16 mars à Mantes

Documents associés à l'article
Les anciennes "Lettre d'ATTAC 78N"
Communiqué de l’intersyndicale
 (27 novembre 2018)

L’hôpital est malade ! Après plus de 15 ans de réformes austéritaires et autoritaires : Budgets ne répondant plus aux besoins, suppression d’effectifs et de services entiers, fusions et regroupements d’établissements, concurrence avec le secteur privé et remise en cause du statut et des garanties des personnels, on assiste aujourd’hui à l’ampleur des dégâts : Déserts médicaux, conditions de soins indignes et souffrance de plus en plus grande des personnels.
De nombreux hôpitaux connaissent aujourd’hui des mouvements sociaux sans précédent dans leur nombre, leur durée et la radicalité des luttes : A Amiens, le Havre, Paris, Vierzon, Le Rouvray, le Blanc et tant d’autres, les personnels se battent depuis plusieurs mois, campent sur leur hôpital, voire entament des grèves de la faim.
Le Centre Hospitalier de PLAISIR (fusion entre l’hôpital psychiatrique JM CHARCOT et l’hôpital Géronto Médico Social HGMS) n’est pas épargné par ces politiques dévastatrices à seule visée comptable :
Casse de la communauté hospitalière :
- fusion de tous les services administratifs, techniques et logistiques depuis 3 ans (Standard cette année avec 6 suppressions de postes)
- externalisation de tout ce qui peut l’être (Ménage l’an dernier avec 47 licenciements, Blanchisserie cette année avec 15 suppressions de postes)
L’effectif cumulé de l’établissement a diminué de 187 personnels non médicaux entre 2014 et 2018 (comptabilisation des élections professionnelles sur ces deux années), sans compter les suppressions en cours.
Et aujourd’hui nouvelle attaque sur le temps de travail après une tentative échouée l’an dernier : Sous couvert d’une harmonisation de la gestion du temps de travail du fait de la fusion, c’est bien dans un souci budgétaire que la « direction » veut supprimer complètement l’ancienne charte de Charcot et s’aligner sur celle des agents ex-HGMS. En effet, avec la suppression de 5 à 13 jours de repos pour
les agents du site psychiatrique, c’est une économie de 7 à 10 postes qui est recherchée, principalement dans les services d’hospitalisation où chaque soignant perdra 13 jours de repos.
C’est au moment où les conditions de travail se durcissent, où les effectifs diminuent, où la charge de travail augmente, que le nombre de jours de repos devient indispensable pour tenir. La « direction » devra assumer les conséquences de ce nivellement par le bas.
- Pour la psychiatrie avec l’augmentation des arrêts maladie, du turn-over et du recours aux heures supplémentaires, la diminution de la qualité des soins.
- Pour le secteur géronto-médico-social en ne tenant pas compte de ces conséquences que les agents subissent déjà depuis trop longtemps.
C’est pourquoi face à cette attaque de plus, de trop, l’intersyndicale SUD-FO-CGT a déposé un préavis de grève reconductible depuis le 16 octobre et a réussi à obtenir l’ouverture de négociations que la direction refusait dans un premier temps. Mais ces négociations, qui ont débuté le 23 octobre,
ont révélé en fait une stratégie dilatoire pour acheter la paix sociale jusqu’à la date fatidique du 1 er janvier 2019 de mise en application de cette nouvelle charte RTT ! Car la direction n’a pas modifié son projet initial (14 RTT) malgré 6 réunions avec les organisations syndicales.
C’est pourquoi notre mouvement se durcit avec un appel à rassemblement dynamique
• le 4 décembre à partir de 13h00 devant l’entrée ex-CHARCOT
• et le 7 décembre à partir de 9h00 lors du vote du Comité Technique d’Etablissement devant le Bâtiment « la Roseraie » de l’ex-HGMS.
Contact presse : Mail de l’intersyndicale : chplaisirenlutte@gmail.com
SUD : 0130798849
CGT : 0130798848
FO : 0130798850

 (6 décembre 2018)

Article paru dans le Canard Enchaîné et rapport de la cour régionale des comptes

Communiqué SUD Education 78
 (10 décembre 2018)

Face à la répression, solidarité - Face aux humiliations, mobilisation !
Le syndicat Sud éducation 78 et son Union Syndicale Solidaires 78 tiennent à exprimer leur indignation et leur colère suite à l’arrestation de 150 lycéen.ne.s de Mantes-la-Jolie et de sa région, le jeudi 6 décembre.
La manière dont nos élèves ont été humiliés, les propos entendus sur la vidéo (« Voilà une classe qui se tient sage. On va faire voir ça à leurs profs » ) sont tout simplement révoltants. Ces mineur.e.s sont ainsi restés plusieurs heures à genoux, mains derrière la tête avant d’être dispersés dans les commissariats de Versailles, Trappes, Plaisir, Les Mureaux, etc. Certains jeunes n’ont été remis à leur famille que le lendemain... Selon les témoignages recueillis, plusieurs procédures légales n’ont pas été respectées, en particulier celles concernant la protection des mineurs (présence d’avocat, de médecin, etc.).
Cette répression particulièrement féroce se met en place envers la jeunesse, et plus particulièrement envers la jeunesse des quartiers populaires (jeudi 7 décembre, les jeunes de Mantes représentaient 20% du total des arrestations) dès qu’elle ose manifester dans la rue son inquiétude pour l’avenir.
Nous étions présents le vendredi 7 décembre au rassemblement qui s’est tenu sur les lieux-mêmes où a été tournée la vidéo avec les familles, les élèves, les collègues... comme nous serons partie prenante de toutes les initiatives de solidarité et de soutien qui se mettent en place, dont une marche dans les rues de Mantes-la-Jolie mercredi prochain.
Nous saluons également l’élan de solidarité qui s’est manifesté à travers toute la France, la situation à Mantes devenant le symbole du refus de la répression.
Mais l’indignation ne suffit pas, nous devons passer à l’action et obtenir la satisfaction des revendications, à commencer par le droit à la même éducation pour tous et toutes...
Nous demandons donc que chaque établissement permette aux lycéen.ne.s, mais aussi aux personnels, d’organiser au plus vite des assemblées générales démocratiques pour que ce mouvement puisse s’organiser et rendre plus audibles et lisibles ses revendications et ne se laisse pas déposséder
– par le pouvoir, par la violence pour la violence ou
– par des médias avides d’images sensationnelles de ce combat.
Nous resterons solidaires des élèves et de leurs familles pour dénoncer et condamner les traitements inhumains qui se sont déroulés à Mantes-la-Jolie ce 6 décembre.
Pour Sud éducation 78
Grégory CHAMBAT
06 28 07 73 25
Pour Solidaires 78
Freddy BRUNEEL
06 71 21 44 23

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